Sujet: Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 27/10/2013 19:29
Par : ceddz

Bonjour à tous,
Nous y voila, après 4 ans de bons et loyaux services, je démonte entièrement mon rocket !!
Non pas que j'en suis mécontent, bien au contraire, mais je passe à la version "grand frère" avec plein d'optimisations qui m'ont été inspirées par mon expérience lors des différents stages, réflexion, analyse et toujours le gout de l'aventure avec ce nouveau prototype de compet !

C'est aussi une très bonne occasion de l'autopsier et d'analyser le comportement des matériaux dans ces conditions extrêmes que sont le cœur de chauffe à très haute température (env 900°c) et le tirage naturel de la maison à très basse température (entre 50-150°c)

Pour ceux qui ne le connaissent pas, voila mon rocket avant, entièrement fait de récup, tout en diamètre 150mm (donc petit), avec vitre, chauffe-eau, et plein de trucs rajoutés petit à petit comme la banquette, un four, un trou dans le baril pour optimiser la cuisson etc.... dont voila le lien https://picasaweb.google.com/115138364372768055787/PoeleDeMasseRocketStove ou encore :

Rocket "compact"

Il y a eu lors de cet aventure beaucoup d'essai, d'erreurs, de modifs qui m'ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de cet engin. J'ai grand plaisir à explorer ces pistes expérimentales et à les partager avec vous tous.

Mes posts suivants vous feront le récit de cette aventure, avec évidement une fin certainement très heureuse, mais laissons faire le suspense !

Bien à vous tous
Cédric

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 27/10/2013 20:52
Par : Pascal B.

On en a l'eau à la bouche... la suite ! la suite ! Smile

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 28/10/2013 09:34
Par : Dorothée

Mais Cédric, l'hiver approche !
Es-tu certain que ce soit le bon moment ?!!

En tout cas, j'ai hâte de lire tes comptes-rendus et de voir ton nouveau monstre...!
Amuse-toi bien !

Dorothée.

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 28/10/2013 20:28
Par : ceddz

Bonsoir à vous et merci pour vos encouragements !

Alors commençons par le commencement (ça va être long) : la maison
140m² ossature bois, compacte à étage, 16cm de ouate de cellulose dans les mures et 35 dans les rampants.
La dalle est isolée en chanvre-chaux 15cm avec une chape de chaux-sable 6cm avec plancher chauffant, le tout recouvert de terre cuite 18mm.
Les fondations sont isolées en périphérie avec 4cm de liège
La maison est donc très légère, très vite chaude, et la dalle est la seule "source" d'inertie thermique.

L'eau chaude est assurée en grande partie par 4m² de capteurs solaires dans une gros ballon de 500 litres.

Nous vivons à 4-6 personnes en moyenne à l'année.
Nos besoins energétiques c'est 17kwh/m²/an pour chauffage+eau chaude et 2000kwh d'electricité/an pour l'appareillage (soit 25€/mois chez enercoop abonnement compris)

Nous avons autoconstruit la maison en 2008 et prévu un emplacement de 2m² pour installer un poêle ou insert de base....
En 2009 mon ami Guillaume m'invite à participer à un stage rocket organisé par Pascal (le créateur de ce site). J'y vais pour lui faire plaisir et par curiosité mais persuadé que ce ne sera pas un système adapté à ma maison.
Et comme la plupart des stagiaires qui participent à ces chantiers, j'ai été littéralement épaté par le rocket. --- il m'en fallait un et VITE ----
Guillaume me passe ses chutes de chantier, je récupère un baril et 3 bricoles pour compléter et ca y est, en 2 jours je monte mon rocket avec un ami. 2 jours parce que pas de bétonnière, et j'étais quand même pas trop sur du coup.

On voit très vite que 2m² c'est trop petit, alors on pousse les murs et on mord un peu sur la cuisine.
Le modèle de base n'a pas de banquette et je lui greffe rapidement 2.5mètres de banc chauffant maçonné (conduit fabriqué en briquettes)

C'est donc un rocket en 150, avec une banquette de 2.5ml, 6 tours de cuivre 16-18 autour du baril et pas loin de 1.5 tonne de masse.

Ce rocket a fonctionné à merveille pendant 4 ans. Il nous assure largement le chauffage de la maison ET de l'eau chaude pendant les jours gris, particulièrement l'hiver.
On ne brûle que du bois déchet : branches tombées, élagage, chutes de chantier etc... cela nous ramène en masse équivalente à 2-3 stères de bois dur par an.
Cependant, il lui faut un feu quotidien de 3-4 heures en hiver pour couvrir nos besoins, et c'est là le premier bémol.
....a suivre....

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 29/10/2013 08:16
Par : ceddz

Le pourquoi du démontage :

le foyer en 150 n'est pas très puissant
Un feu de 3 heures quotidiennement, ça me paraît long compte tenu des faibles besoins de ma maison.

ma banquette ne chauffe presque pas
le tunnel maçonné passe trop profondément dans la banquette, y'a bien 40cm de bauge sur les côtés et 25 sur le dessus.

vu d'en haut baril et conduit de fumée

on fait du feu surtout pour chauffer l'eau
mon échangeur de 6 tours de cuivre est bien trop court, il faut donc faire un feu très long pour assurer les douches chaudes, alors que la maison n'avait pas forcément besoin d'être chauffée à ce moment la. Enfin on s'habitue bien à avoir 22° tout le temps !


le "four" ne fonctionne pas
la voute au dessus du baril monte à peine à 100° avec la porte fermée. La sole (haut du baril) est brulante, jusqu’à 1000°, donc impossible de cuisiner à part faire bouillir de l'eau.

le "four"

les fumées sortent trop chaudes de la maison
J'ai un thermomètre en haut de la cheminée d'évacuation qui monte quotidiennement à 90° de sortie de fumée, voire jusqu'à 180 quand on insiste. Autant de chaleur perdue dans les nuages.


je récupère beaucoup de cendres
particulièrement dans le cendrier d'entrée de bois. Mauvaise combustion ? Probablement à cause du bois pourri que je brule mais aussi à la faible section d'entrée qui se remplit assez vite.

le cendrier de descente des fumées presque saturé.

J'ai ouvert le haut du barilil y a 2 ans pour remplacer mon tuyau de cheminée interne en inox qui avait brulé. Depuis, l'étanchéité laisse à désirer à cet endroit critique niveau température


les briques se désagrègent au niveau du tunnel de combustion. Elles ne sont pas réfractaires et c'est une grosse erreur. Ca tient encore très bien mais pour combien de temps ?

les briques des cotés (non réfractaires) sont en mauvais état, vitrifiées et écaillées


Bien voila pour les explications rationnelles, mais surtout j'ai le goût du prototype, et celui-la en était un par excellence, avec tous les défauts que cela peut comporter. On dirait un micros*ft wind*ws qui fonctionne certes, mais que par la série de patch et correctifs rendant le système peu performant et encore plus instable !

J'ai entre temps modifié la disposition de ma pièce en incluant un escalier, maintenant un gros rocket aura toute sa place au lieu des petits 2m² d'origine !



Et une bonne nouvelle, c'est qu'on peut tout réutiliser dans un rocket en terre. On démonte facilement au marteau et petit burin, on fait tout tremper dans l'eau et c'est prêt à être réutilisé à l'identique.

.....alors c'est parti ....

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 29/10/2013 10:56
Par : Pascal B.

Très intéressant ton compte-rendu et tes photos.
Je veux bien t'aider à reconstruire ton nouveau rocket Smile

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 29/10/2013 16:12
Par : ceddz

Merci Pascal pour le compliment et la proposition.
Cependant, et cela complète l'inquiétude de Dorothée, mon nouveau rocket est déja construit et en fonctionnement .... mais mais mais j'en dis pas plus, n'allons pas trop vite.... on continue sur le démontage

J'apprécie ta proposition Pascal, et même si je me suis déjà bien entouré pour le reconstruire, je reste ouvert aux visites, questions et réfléchis déjà à faire un tutoriel complet avec photos, qui pourrait compléter le livre (ou pourquoi pas l'amorce d'une 3eme édition ?)

A tout de suite ...

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 29/10/2013 16:42
Par : ceddz

Le dernier feu

Eh oui, avant de tout casser, j'ai voulu charger la maison en chaleur et le cumulus en eau chaude pour nous et toute l'équipe qui vient nous aider (Guillaume, Jean-Max, Païline, Johanna et Clara) Une bonne équipe d'experts qui méritent de l'eau chaude.

Alors on a commencé par éclater de vieilles palettes bien sèches, les filles y ont pris un plaisir non dissimulé ! Un bon gros tas pour être sur de ne pas manquer.
Et puis la palette, ça chauffe bien, c'est exactement ce qu'il nous faut.



Alors comme il est destiné à la destruction, ile ne risque plus rien, c'est parti pour l'ultime feu, un bon gros (trop) gros feu qui dure 7-8 heures !
Ca chauffe, c'est même les flammes de l'enfer, les briques en rougissent, c'est pas très visible sur la photo mais c'était très clair en live

Mon rocket en route la veille de son démontage

Le haut du baril est rouge cerise, on le voit bien même avec les lumières allumées. Idem on voit pas très bien sur la photo, mais on devine la température avec la couleur de la terre qui rougit aussi car elle commence à cuire (1200°)

ma tentative de four au dessus du baril...pas très concluant


Au bout de 3 heures, le cumulus arrive à 75°, je bascule sur le plancher chauffant. Très efficace, trop même pour les températures clémentes que l'on a en ce moment. La nuit a été difficile, impossible de dormir avec 25° dans toutes les pièces avec les fenêtres ouvertes...

Le heat-riser travaille comme un dingue, j'ouvre la trappe de cuisson :

c'est impressionnant, je me demande combien il fait la dedans, le métal est rouge lumineux, la flamme ultra rapide, un tirage de dingue, et une banquette sur laquelle je peine à monter tellement elle est chaude, elle est saturée, c'est comme si le rocket fonctionnait sans masse.

ca chauffe A MORT


Pour ceux qui veulent une petite video du feu de fou :



et le heat riser de près :



Bien sur je déconseille à tout le monde de pousser le rocket aussi loin, on risque tout simplement de mettre le feu à sa maison, voire d'y laisser la peau.

L'extincteur était à portée de main, mon expérience de -cette- installation et plusieurs précautions de sécurité m'ont permis de faire les choses sans risque.

Mon thermomètre de fumée dépasse 200° (son maxi) ce qui montre bien la surchauffe et la perte énorme de calories dans les nuages.

Il est 22h, j'arrête le feu, je ferme tout, tout va bien la maison n'a pas brûlé !, et le rocket est tout chaud pour être cassé demain matin, et bien évidement analyser le comportement des matériaux dans ces conditions inhabituelles.

A demain pour la suite....

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 29/10/2013 19:18
Par : Pascal B.

Incroyable, j'ai souvent rêvé voir à l'intérieur du heat riser lors d'une grosse combustion. Je suis exaucé. Respect et chapeau bas l'artiste Smile

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 30/10/2013 07:56
Par : ceddz

Merci Pascal, j'avais le même désir que toi de voire ce qu'il se passait la dedans !
C'est aussi pourquoi je démonte tout
(PS: le nouveau rocket commence à bien ronfler 4 jours après sa naissance, mais on y revient plus tard !)

Donc on enchaine par le titre de ce sujet :

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 30/10/2013 09:44
Par : ceddz

Démontage et autopsie

Nous y voila, c'est le matin, il fait beau, le rocket est encore tout chaud de la fournaise de la veille et son heure est venue.
Première chose : je ramone tout : la cheminée de maison, les conduits et je vide les cendriers. En tout je récupère un gros seau de 30 litres de cendres+matière carbonisées, ce qui n'est pas énorme pour le ramonage complet annuel. La plupart étaient des suies noires accrochées aux parois du conduit en briques.

Pour commencer, on commence à décoller les jolis carreaux de terre cuite que je souhaite garder. Ils se décollent assez facilement en tapotant gentiment sur les cotés puis en faisant levier :

décollage de la terre cuite

En même temps, je détache les parties métalliques qui re-serviront aussi.
La vitre que vous voyez était déja fendue quand je l'ai installée. La fente a juste fini de se propager. J'ai essayé de la remplacer par du verre blanc, il ne dure pas plus longtemps qu'un feu !
Pour ceux qui veulent un rocket avec vitre, même si c'est pas le principal attrait du rocket, c'est tout à fait faisable si on utilise du verre céramique, le verre classique un peu orangé qu'on trouve sur toutes les portes d'insert. Attention si on doit acheter c'est vite très cher. Mais une fois en place, cela résiste parfaitement aux températures élevées du foyer

décollage de la finitions. Tout vient facilement avec un marteau-burin sans forcer

On démonte ensuite tout ce qui vient facilement comme les voutes, linteaux. Il faut le maillet mais ca se décolle sans problème et on ne casse pas les briques.


On amène tout dehors pour faire tremper en vue de nettoyer les briques et réutiliser la bauge. Il suffira de la faire tourner 2 minutes dans la bétonnière et on obtient un mélange tout neuf


Vient le moment de démonter la chambre de combustion.

le tunnel-chambre de combustion

Les briques du linteau étaient les seules réfractaires. 3 sur les 5 étaient fendues sur l'épaisseur.
Comme je disais plus haut, toutes la autres briques du tunnel ne sont pas des réfractaires, ce sont de simples briques rouges. Eh bien elles ne sont pas du tout faites pour supporter de telles températures. Pas moyen de les sortir intactes, elles se cassent, se désagrègent. Elles sont vitrifiées sur la moitié de leur épaisseur, voire d'ailleurs mon sujet y'a quelques temps : http://www.ecologie-pratique.org/forum/viewtopic.php?showtopic=1927

brique non réfractaire dans le tunnel, à moitié vitrifiée et c'est pas une bonne chose : elle s'écaille et se désagrège très facilement

et même si cela tenait encore très bien, c'est grâce à l'assemblage massif qui fait bloc : tout se tient et le tunnel reste en place. Mais pour combien de temps encore ? quelques années de plus ?
Moralité : il faut absolument utiliser des briques réfractaires pour tout le tunnel

En démontant le coeur de chauffe, on retrouve la vermiculite que je récupère aussi. Elle a bien noirci par endroits, et s'est un peu tassée avec le temps et la chaleur. Par endroits elle semble légèrement carbonisée ou un peu refondue (est-vraiment possible ?).
Cependant elle garde son pouvoir isolant et prouve que c'est bien adaptée à l'intérieur d'un rocket.
Quand on fait son rocket, il faut bien tasser la vermiculite pour remplir tous les espaces et les garder bien isolés.

la vermiculite récupérée

J'ai vu une vidéo d'utilisation de pellets dans un rocket avec isolation laine de roche, c'est pas beau à voir : http://www.youtube.com/watch?v=54lOrITaXpc

La suite du démontage est plus compliquée et physique. Tout ce qui est en masse fait bloc avec les briques, gros cailloux et la bauge. C'est très dur à arracher car les fibres de paille tiennent bon. On sort le pied de biche et les massettes, et on pèle peu à peu les différentes couches d'enduit. But de l'opération : dégager l'ensemble baril + conteneur isolant + cheminée interne.
Sur la photo précédente, on voit bien l'espace de 1cm entre le baril et le tube en cuivre, c'est pas assez plaqué et probablement pour cela que l'eau mettait autant de temps à chauffer. Je dessoude les raccords en cuivre et on finit par faire tomber l'assemblage :

baril+conteneur isolant+cheminée interne par terre

A première vue, c'est étonnement homogène. les 3 cylindres de métal sont collés ensemble par la bauge. Le métal n'a pas trop l'air d'avoir souffert à part à la jonction tunnel/tube


Le bouchon d'argile entre le heat riser le le conteneur d'isolant est en miettes, la chute au démontage a du y participer bien sur.

le bouchon/toboggan d'argile décomposé !

Le fond haut du baril est en très bon état. C'est une question qui revient souvent, quelle est la durée de vie du baril dans ces conditions ? Il est intact après 4 ans, alors que c'était déjà un baril un peu rouillé quand je l'ai posé. Je pense que la combustion est suffisamment complète pour que l'oxygène soit complètement consommé et ne puisse pas oxyder le métal ici .
.

l'interieur du baril, noir mais intact

Le conteneur isolant n'a pas bougé non plus. Je n'avais pas de cumulus alors j'y avais mis un petit baril d'huile, il est toujours parfaitement étanche à la vermiculite, et probablement pour de très nombreuses années encore.

le conteneur isolant n'a pas tellement bougé.

Je fais une petite parenthèse de mon expérience avec l'inox et mon ancien heat riser. J'avais changé ce tube qui avait perforé il y a 2 ans.
Alors pas d'inox ici, du moins en 150. les métaux se dissocient de l'alliage vers 800° qu'on atteint régulièrement ici.

la cheminée interne en tube inox c'était pas une bonne idée.

Voila le vrai heat riser, qui a bien travaillé ! C'est un tube acier de 5mm d'épaisseur.
L'intérieur est cuit mais joli, mais l'extérieur, ce qui est en contact avec la vermiculite complètement écaillé


Il s'est même tordu sur la hauteur

il s'est même tordu sur la hauteur

Il est encore très lourd et solide, mais c'est intéressant de voir à quel point la température attaque méchamment à cet endroit-la. Après discussion avec mon ami Jean-Max le pompier, un tube en 150 sera plus soumis aux dégâts dûs la température qu'un tube en 200, il est plus petit, plus confiné et peut moins bien dissiper les calories. Le rocket en 150 n'est probablement pas très adapté pour une utilisation régulière comme pour chauffer une maison de 140m².
Il faut donc ici absolument utiliser un tube très épais (5-6mm) en acier ou en fonte, et peut-être envisager un remplacement après 30 ans ?!!
Le heat-riser en briques réfractaires semble être aussi une bonne option, mais je n'en ai pas encore autopsié !

Bilan de l'opération : le rocket c'est un système increvable malgré le stress important qu'il a pris lors de la dernière flambée !!!!
Il faut bien sur utiliser les bons matériaux aux bons endroits, et bannir les surchauffes dangereuses que j'ai pu me permettre quelques fois par le passé.

Il est aussi très important de ne brûler QUE DU BOIS et un peu de papier pour l'allumage.

Info rapide :
le bois sec contient 4kwh/kg d'energie,
l'huile 9kwh/kg,
le charbon 8 ou 9,
les pellets 5
le gasoil 9.8...etc....

le rocket est fait pour dégager beaucoup de chaleur avec le bois, alors imaginez avec un carburant encore plus énergétique le résultat que cela pourrait donner. Je ne dis pas que c'est pas possible, mais il faudra absolument construire le rocket avec des matériaux differents. Ce n'est pas non plus un incinérateur.

En dehors de ces usages non adaptés, et en utilisant les bons matériaux comme briques réfractaires, verre céramique et heat riser en acier épais, un rocket pourra largement durer plusieurs dizaines d'années sans aucune maintenance.

Et même si il fallait faire une réparation, il est très facile de démonter rapidement une partie pour changer une brique par exemple, de remouiller la terre et tout re-mettre en place.
Idem pour remplacer éventuellement le heat riser : il suffira de découper le haut du baril, remplacer le tube puis ressouder de manière étanche une nouvelle feuille d'acier, ou même en fonte pour en faire une plancha !

Voila j'espère que cela vous aura intéresses autant que moi de vous en parler.
Au passage j'ai beaucoup moins d'inquiétudes quand à la solidité d'un tel système et je pense que beaucoup d'entre vous pourront se lancer dans l'aventure sans craintes.

Et vive le Rocket Stove

....j'ouvre rapidement un nouveau sujet concernant la reconstruction...a suivre...

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 30/10/2013 10:12
Par : Pascal B.

Clap! Clap! clap! Bravo Smile

Effectivement comme tu le souligne la qualité des matériaux est importante, et nos réalisations sont bien adaptées à l'utilisation intensive contrairement à celle de la vidéo dont tu proposes le lien (Rocket Mass Heater - Autopsy).

Je retiens ta proposition pour la 3ème édition du livre Rocket stoves au printemps prochain Wink


Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 30/10/2013 11:07
Par : groumph

Impressionnant !

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 08:40
Par : biloubi

Bonjour.
Tout d'abord merci pour cette autopsie. Quoique ce terme ne convienne pas car tel le Phoenix ton Rocket a ressusité de ces cendres.
Une question : la torsion de la cheminée interne ne semble pas avoir causé de dégât, est-ce grace au déplacement de la vermiculite ?
A+. Biloubi.

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 11:54
Par : ceddz

Salut
D'accord avec toi Biloubi, mais le mot autopsie c'est quand même plus parlant !

La torsion de la cheminée n'a causé aucun dégat, elle est bien maintenue dans sa vermiculite et les bouchons d'argile en haut et en bas du conteneur isolant. Au pire elle fait une bonne virgule et tout se remet en place.
Et puis elle n'a pas du se tordre instantanément non plus, c'est arrivé à la suite de longue surchauffes !
A bientôt
Cédric

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 19:21
Par : Xisca

Extrèmement utile ton sujet!
Quote by: ceddz

J'apprécie ta proposition Pascal, et même si je me suis déjà bien entouré pour le reconstruire, je reste ouvert aux visites, questions et réfléchis déjà à faire un tutoriel complet avec photos, qui pourrait compléter le livre (ou pourquoi pas l'amorce d'une 3eme édition ?)


Si cette 3eme édition est prévue, je communique mon sommaire avec "remembrement" des différentes parties pour les grouper au mieux! (il y a des infos sur des points identiques qui sont dans des paragraphes différents, comme dans le livre en anglais, donc bref, s'en éloigner - j'avais trop du mal quand je recherchais un renseignement que j'étais bien sur d'avoir vu "qèqpar"!)

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 19:59
Par : Xisca

J'ai hate d'aller lire le remontage...
Cédric, comme j'ai le cerveau qui surchauffe vite, je me permet de te demander des précisions.... histoire de rendre la lecture plus fluide sur ces points où j'ai buté, car elle est passionnante de toute façon!

Quote by: ceddz En démontant le coeur de chauffe, on retrouve la vermiculite que je récupère aussi.

Qu'appelles-tu coeur de chauffe? Tu as de la vermiculite ailleurs que pour isoler le heat riser?

Quote by: ceddzCependant elle garde son pouvoir isolant et prouve que c'est bien adaptée à l'intérieur d'un rocket.
Heu, comment tu sais que l'isolation n'a pas baissé avec le temps?

Quote by: ceddzLa suite du démontage est plus compliquée et physique. Tout ce qui est en masse fait bloc avec les briques, gros cailloux et la bauge. C'est très dur à arracher car les fibres de paille tiennent bon. On sort le pied de biche et les massettes, et on pèle peu à peu les différentes couches d'enduit. But de l'opération : dégager l'ensemble baril + conteneur isolant + cheminée interne.

Je n'arrive pas à comprendre ton montage de briques et cailloux, etr donc ne comprends pas ton démontage: pourquoi c'est dur et pourquoi c'est en couches? Tu parles d'arracher... La bauge ne casse pas sous les coups de masse? Y a-t-il des endroits oú il faut faire attention pour cause de risque de casse de ce que tu veux récupérer?

Quote by: ceddzLe bouchon d'argile entre le heat riser le le conteneur d'isolant est en miettes, la chute au démontage a du y participer bien sur.

C'est quoi ce bouchon d'argile?

Quote by: ceddzVoila le vrai heat riser, qui a bien travaillé ! C'est un tube acier de 5mm d'épaisseur.
...
Il faut donc ici absolument utiliser un tube très épais (5-6mm) en acier ou en fonte[/p]

On dirait pourtant que ton tube épais en acier de 5mm n'était pas assez, non?
La fonte, si seulement ça se trouvais... Jamais vu de cilindre de fonte, et quand on voit le prix d'un chaudron en fonte...

- Par contre je retiens ton idée de souder "una plancha" pour le haut!
- Je deviens encore plus partisante du heat riser maçonné...
- Dois-dire à mon amie qui a mis un "bidon" en inox (donc l'extérieur, pas dedans comme ton premier essai) de se méfier, à moins qu'à cet endroit ce soit moins sensible et un peu moins chaud... Son rocket est un mini modèle.
- Tu fais bien de souligner la possible réutilisation de la bauge!
Ensuite il suffit de couvrir de carreaux ou de faire un enduit à la chaux facile á enlever...

Merci beaucoup pour ce sujet!

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 20:06
Par : Pascal B.

Xisca,

Je note ta proposition de centraliser les informations dans la prochaine édition. J'y ai aussi réfléchi, et le plan du livre sera en partie remanié Cool

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 21:00
Par : Xisca

Ce que je te propose, c'est de noter sur ordi ce que j'ai noté sur le livre, c'est à dire ce qui va dans un autre paragraphe et ce qui ne correspond pas au titre du paragraphe mais justifie un nouveau titre de paragraphe.
Sinon je crois beaucoup aux oeuvres communes, et tu dois surement pouvoir regrouper d'autres volontaires pour mettre leur grain! Des retours d'experience, des idées de qui a fait quoi trouvées sur le web...

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 21:23
Par : ceddz

J'ai hate d'aller lire le remontage...

J'ai prévu une nouvelle tartine, mais je ne sais pas encore par ou commencer....

Quote by: ceddz En démontant le coeur de chauffe, on retrouve la vermiculite que je récupère aussi.
Qu'appelles-tu coeur de chauffe? Tu as de la vermiculite ailleurs que pour isoler le heat riser?

Le coeur de chauffe c'est le tunnel + la cheminée interne (heat riser)
Le heat riser est entoré d'isolant ET le tunnel aussi. On bâti généralement un mur à 10cm à l'extérieur du tunnel et l'on remplit cet espace de vermiculite ou perlite. Le tunnel aussi a besoin de rester chaud pour une combustion propre.

Quote by: ceddzCependant elle garde son pouvoir isolant et prouve que c'est bien adaptée à l'intérieur d'un rocket.
Heu, comment tu sais que l'isolation n'a pas baissé avec le temps?
ben parce qu'il ne s'est pas décomposé ! les morceaux sont toujours élastiques, signe qu'ils contiennent encore de l'air.

Quote by: ceddzLa suite du démontage est plus compliquée et physique. Tout ce qui est en masse fait bloc avec les briques, gros cailloux et la bauge. C'est très dur à arracher car les fibres de paille tiennent bon. On sort le pied de biche et les massettes, et on pèle peu à peu les différentes couches d'enduit. But de l'opération : dégager l'ensemble baril + conteneur isolant + cheminée interne.

Je n'arrive pas à comprendre ton montage de briques et cailloux, etr donc ne comprends pas ton démontage: pourquoi c'est dur et pourquoi c'est en couches? Tu parles d'arracher... La bauge ne casse pas sous les coups de masse? Y a-t-il des endroits oú il faut faire attention pour cause de risque de casse de ce que tu veux récupérer?

Mon montage est très simple : autour des parois en briques du tunnel et de mon four, c'est un agrégat massif de gros cailloux et bauge fibrée à la paille. Ca tient hyper bien et même au marteau/burin tu arraches le bloc par morceaux mais le reste tient bon. Et oui je voulais récupérer toute la feraille pour l'analyser et peut etre la réutiliser.

Quote by: ceddzLe bouchon d'argile entre le heat riser le le conteneur d'isolant est en miettes, la chute au démontage a du y participer bien sur.

C'est quoi ce bouchon d'argile?

on remplit d'isolant entre le heat riser et le conteneur (cumulus souvent). et en haut on ferme avec un mélange sable/argile pour ne pas que la vermiculite soit emportée par le flux de chaleur

Quote by: ceddzVoila le vrai heat riser, qui a bien travaillé ! C'est un tube acier de 5mm d'épaisseur.
...
Il faut donc ici absolument utiliser un tube très épais (5-6mm) en acier ou en fonte[/p]

On dirait pourtant que ton tube épais en acier de 5mm n'était pas assez, non?
La fonte, si seulement ça se trouvais... Jamais vu de cilindre de fonte, et quand on voit le prix d'un chaudron en fonte...

Mon tube était parfaitement suffisant pour une utilisation normale.
Et même pendant le test de surchauffe extrême, ce que je cherchais à montrer c'est qu'il est encore tout à fait en état pour remplir son rôle (ce qui n'était pas le cas du tube inox)

- Par contre je retiens ton idée de souder "una plancha" pour le haut!
- Je deviens encore plus partisante du heat riser maçonné...
- Dois-dire à mon amie qui a mis un "bidon" en inox (donc l'extérieur, pas dedans comme ton premier essai) de se méfier, à moins qu'à cet endroit ce soit moins sensible et un peu moins chaud... Son rocket est un mini modèle.
- Tu fais bien de souligner la possible réutilisation de la bauge!
Ensuite il suffit de couvrir de carreaux ou de faire un enduit à la chaux facile á enlever...

Pour la plancha, aucun problème pour la poser sur le baril. Par contre si il est ouvert, assure toi d'avoir la compétence soudure à disposition, sinon la moindre fuite et c'est l'enfumage à 800° assuré....
Aucun souci pour le baril en inox je pense. la température ne monte pas autant que dans le heat riser, et il est en contact avec l'air ambiant qui tempère.
Quand au heat-riser maçonné, ça m'a l'air très fiable. Mais j'ai quand même pu lire sur des forums anglophones que certains avaient fendus, mais avec quelles soin à la fabrication et quelles conséquences ??. Je n'en sais pas plus et pas j'ai d'autre autopsie au programme.
Quand à la finition, il y a plusieurs choix, mais elle se fait le plus souvent en argile.

Sinon je crois beaucoup aux oeuvres communes, et tu dois surement pouvoir regrouper d'autres volontaires pour mettre leur grain!

j'adhère totalement à ce concept

Merci beaucoup pour ce sujet!

C'est un plaisir pour moi aussi Smile

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 31/10/2013 23:18
Par : ceddz

Pour la suite, c'est le remontage ici :
http://www.ecologie-pratique.org/forum/viewtopic.php?showtopic=2641

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 14/11/2013 00:27
Par : Okoom31

Bon et alors, cette question d'oxydation des barils ???

On en voit qd même sur tes photos ou bien c'est uniquement la couleur de la terre ?

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 14/11/2013 10:18
Par : ceddz

Oui c'est la couleur de la terre, elle a cuit et devenue rouge.

Voila la couleur du baril quand je l'ai posé y'a 4 ans, je venais de le passer au feu pour le décaper :


Ensuite son état après 4 ans d'utilisation, il n'a pas bougé

y'a un bon espace de 1cm entre le cuivre et le baril !

Alors qu'après 3 semaines sous la pluie ça commence à piquer (traces jaunes de rouille qui avance) :



Voila pour l'extérieur, pour l'intérieur c'est encore plus flagrant :
Au moment du démontage, c'est noir de suie, et en dessous c'est de l'acier bien décapé :

l'interieur du baril, noir mais intact

Et après 3 semaines dehors :



Le métal ne semble pas avoir brûlé au niveau du baril, la tôle a toujours son épaisseur et sa rigidité, à vue d'oeil, vraiment pas prêt de percer !

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 14/11/2013 19:21
Par : cecile rocket

Merci Cédric,

Autopsie passionnante, et curiosité satisfaite (vue du feu dans le heat riser, jubilatoire) Evil
Le tube de cheminée interne me fait un peu peur, le mien est épais de 3mm, j'espère que ça le fera.
Je me réserve le montage de ton nouveau rocket pour la soirée.
Je te souhaite un bon hiver au chaud.
A bientôt (j'entame un nouveau sujet de discussion sur le forum!)

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 14/11/2013 21:48
Par : ceddz

Salut Cecile, et merci pour le commentaire,

Ne sois pas trop inquiète pour ton tube, c'est certes un endroit ou les contraintes sont fortes, mais le mien était un petit (en 150) et je l'ai vraiment fait bosser dur !

J'en tire plutôt une expérience positive : il a survécu largement au traitement de fou que je lui ai fait endurer, même si il a été marqué.

En utilisation normale, c'est probablement plus de 20 ans sans avoir à s'en soucier... Je ne connais pas de foyers avec aucun entretien sur une telle durée...
Idem pour le baril

Bonne lecture

Cedric

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 19/11/2013 14:59
Par : pierre1911

super article!

je m'étais fait de l'inox une incontournable. Les essais fait par bigelow brook farm montre les dégâts avec de l'acier standard sur alimentateur.
http://www.youtube.com/watch?v=PIFyiv_OAK0&feature=share&list=PLtIuZ9K-UzcNnCmoKicRLzYQndplSkUuRR

en () sur la vidéo suivante il explique les améliorations de son système dans le temps pour chauffer son dôme aquaponique.
http://www.youtube.com/watch?v=7wqJQmD-eVo&feature=share&list=PLtIuZ9K-UzcNnCmoKicRLzYQndplSkUuR

et enfin une autopsie de son système....
http://youtu.be/54lOrITaXpc

merci pour ce super reportage

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 19/11/2013 19:41
Par : ceddz

Salut Pierre,

En effet, je connais bien ces vidéos, le gars a poussé assez loin l'équipement autour d'un rocket :

-chargement granulés
-échangeurs à eau
-échangeur à air

Comme il le montre bien, l'acier au niveau du chargement a brulé, ce qui est normal avec les cendres très alcalines qui attaquent le métal à chaud (même si le dessous du cendrier n'est pas le point le plus chaud). L'inox ici est judicieux, il ne se fera pas attaquer par la potasse de la cendre.

Ne pas oublier par contre certains détails importants :
- les granulés contiennent au moins 25% d'énergie massique en plus que le bois bien sec.
-les granulés brulent plus vite, ce qui à énergie égale donne une puissance supérieure donc les matériaux souffrent plus.

L'inox 304 de cheminée est un alliage qui commence à perdre son chrome protecteur (carburation) en présence de carbone (suies et dépôts) vers seulement 400° et "découvre" peu à peu le fer pur qui s'oxydera très vite, suffit de voir le traitement qu'a subi ma première cheminée interne.

L'acier simple reste suffisamment stable jusqu'à sa température de fusion (env 1400°) ce qui laisse une plus grande marge de manœuvre mais un risque de corrosion supérieur en présence d'humidité. Aucun souci donc dans la cheminée interne mais plutôt déconseillé dans les conduits de banquette ou la cheminée de la maison (condensation).

moralité...vive la brique.!..


Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 18/01/2014 08:37
Par : pierre1911

Je découvre 2 mois après ta réponse.
Un comble que ma boite aux lettres soit polluée de messages verts... cela donne à réfléchir.
La morale est que toute action génère de la pollution? sourire

Quote by: ceddz

Ne pas oublier par contre certains détails importants :
- les granulés contiennent au moins 25% d'énergie massique en plus que le bois bien sec.
-les granulés brulent plus vite, ce qui à énergie égale donne une puissance supérieure donc les matériaux souffrent plus.


Voilà une information intéressante.
Que les granulés brulent plus vite je le conçois et suppose que c'est en rapport avec la grande surface d'échange que ce matériau offre à l'air ambiant. Mais ce n'est qu'une supposition.
En revanche qu'elle est l'explication du 25% d'énergie massique? La réponse a cette question peut elle s'appliquer à l'exemple cité, puisque le constructeur de Bigelow Brook Farm fabrique lui même ses chips.
voici comment http://www.youtube.com/watch?v=E9JbbzlxBH0


Quote by: ceddz

L'inox 304 de cheminée est un alliage qui commence à perdre son chrome protecteur (carburation) en présence de carbone (suies et dépôts) vers seulement 400° et "découvre" peu à peu le fer pur qui s'oxydera très vite, suffit de voir le traitement qu'a subi ma première cheminée interne.


n'y a t il aucun acier inox qui puisse résister?
La fonte elle est employée depuis des siècles. Sic?

Quote by: ceddz

L'acier simple reste suffisamment stable jusqu'à sa température de fusion (env 1400°) ce qui laisse une plus grande marge de manœuvre mais un risque de corrosion supérieur en présence d'humidité. Aucun souci donc dans la cheminée interne mais plutôt déconseillé dans les conduits de banquette ou la cheminée de la maison (condensation).



Quote by: ceddz

moralité...vive la brique.!..


Je me souviens plus où j'ai vu des briques d'un rocket totalement désagrégées en sable....

Ne pourrions pas sectionner le modèle idéal?
Entrée air = ?
Foyer =
Zone de combustion des fumées =
Cheminée =


Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 18/01/2014 10:26
Par : ceddz

Salut Pierre,
En me relisant, je vois quelques imprécisions à rectifier. J'ai un peu de mal à trouver de vraies infos sur le net.
L'acier fond autour de 1500 à 1800° (ca dépend de la teneur en carbone) et fixe sa structure en refroidissant vers 1300°-1400°
Quand à l'inox de cheminée (304) je ne trouve rien de précis. les vendeurs donnent une fusion à 1800° (ce qui m'étonnerait) alors que sa structure d'alliage se dissocie entre 400 et 800°.

Un pro de la sidérurgie serait le bienvenu pour me corriger.


Ne pourrions pas sectionner le modèle idéal?

On le fait déja à longueur de forum et aussi dans le bouquin. Pour rappel voila la liste non exhaustive qui fonctionne durablement :

Entrée air = Brique réfractaire et/ou acier + verre céramique (vitre d'insert)

Foyer (le tunnel) = brique réfractaire

Zone de combustion des fumées (cheminée interne) = acier épais (3mm mini) ou fonte, (ou inox de centrale nucléaire ! ). Ou encore briques réfractaires

Cheminée de la maison = la norme impose tube inox ou boisseau de cheminée brique adapté. En pratique, le tube alu, galva, boisseau béton (beurk) feront l'affaire

Mortiers d'assemblage : argile pure ou argile+ sable

Quand aux granulés, je n'ai fait que reprendre des donnees fabricants. Le bois à 20° d'humidité contient 4kwh/kg et les granulés en bonne conditions 5kwh/kg. Le séchage, l'aération, la densité, je ne sais pourquoi, mais c'est supérieur. (mais pas très adapté à un rocket standard)
Quand aux briques désagrégées en sable, ce devaient être des briques sans alumine (non réfractaires).
Normalement, les briques rouges ne se désagrègent pas en sable mais s'écaillent et vitrifient.

Cedric

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 18/01/2014 13:35
Par : sim

bonjour
je crois que c'est du au taux d'humidité.
la bois c'est 20 pour cent d'humidité
et les pellets c'est 10.
je crois que le pci (pouvoir calorifique inferieur) est calculé avec une temperature de fumée chaude(mais de combien de degres...)ça veut dire qu'on evacue une partie des calories que l'eau contenue dans le combustible a eu besoin pour se transformer en vapeur.
si on a une temperature de fumée tres basse , on recondense cette eau en totalité et on recupere ces calorie et la je crois que ça nous donne le pcs (pouvoir calo superieur)

de memoire je crois que c'est ça.faut verifier sur internet.


donc le pcs du bois buche est en theorie le meme que celui des pellets et qui doit s'elever j'imagine a 106 pour cent du pci des pellets(les meilleures chaudiere a condensation a granulés on ce rendement)
ce qui voudrait dire que dans un poele rocket avec une combustion parfaite et une sortie de fumée a genre 20 a 30 degres, on pourrait en theorie recuperer presque 4.9 kwh par kilo...

Re : Démontage et autopsie d'un rocket

Posté le: 18/01/2014 13:52
Par : sim



Dans les plages d’humidité fréquemment utilisées dans le bois énergie (10% à 65% d’humidité), le PCI varie de 1 370 à 4 610 kWh/tonne soit un facteur 3.4.

cette phrase est exrtaite de la :
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0CEoQFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.boisvivant.com%2Fftp%2Fenergie%2Ffichier%2Fcofor_1184244366_60.doc&ei=QnbaUoHkEeOO0AWh0YGQDg&usg=AFQjCNGas_XTnr8Q6ATYZrI5PrbwDLsXaQ&bvm=bv.59568121,d.d2k

4 610 kWh/tonne ça fait 4.6 kWh/kg , c'est le pci marqué sur le sac des pellets.

c'est bien le taux d'humidité qui fait varier le pci entre bois/pellets


ecologie-pratique.org - Forum
http://www.ecologie-pratique.org/forum/viewtopic.php?showtopic=2608