Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 18 oct. 2017 - 09:33

ecologie-pratique.org Event

Octobre  2006

projet Ecovillage d'accueil solidaire

Quand: jeudi, 12/10/2006 - Toute la journée
Type: Visite
Où: burkina faso (nord) sahel-Dori-(YAKOUTA)village d'accueil
11bp 370 ouaga 11
ouagadougou 00226
Description: Les changements et impacts du projet d’ecovillage

Le projet TEAS compte mettre en place, au sein de l’ecovillage, des champs biologiques, une pépinière, des champs maraîchers et développer les techniques de pisciculture dans le barrage. Les habitants de l’ecovillage se fixent pour objectif de respecter l'être humain en produisant une économie à échelle humaine, une démocratie directe et participative, des préoccupations sociales, de la solidarité, des systèmes d'échange et liberté de conscience. Mais aussi, ils se doivent de respecter l'environnement en employant des techniques non polluantes et des matériaux naturels, en utilisant les énergies renouvelables et le recyclage des déchets.

4.2.1.Vers une démarche de démocratie participative et une gestion communautaire.
La société peuhl n’est pas une société d’esprit communautaire ; il existe très peu de solidarité au sein du village. Les peuhls étant d’anciens nomades sédentarisés, n’ont pas l’habitude de travailler ensemble ni de partager les tâches pour être plus rentables. En effet, il n’existe aucun regroupement d’agriculteurs au sein du village, chacun à son champ et le cultive avec sa propre famille sans s’occuper de celle d’à côté.
Etant donné que c’est l’association qui a apporté l’idée de faire un ecovillage, la décision n’émane pas des villageois et ils ne comprennent pas forcément le concept dans sa globalité. A terme, cela peut poser de nombreux problèmes puisque le principe même de l’ecovillage repose sur la solidarité et le partage.
De même que le pouvoir étant actuellement centré sur le chef du village et le conseil des anciens, il faudra trouver une formule permettant de conserver ces deux institutions tout en instaurant une participation et une prise de décision de la part de l’ensemble des habitants. Pour cela, l’association a pensé mettre en place des organismes consultatifs qui interagiront entre eux et permettront à la population de s’exprimer et de prendre les décisions relatives au village ensemble, tout en conservant les institutions déjà en place. En effet, le but est d’organiser démocratiquement les prises de décisions et surtout de créer plusieurs commissions pour chaque volet afin de faire participer l’ensemble de la population. La démocratie participative implique un volontarisme collectif, la possibilité pour chacun de prendre une part active à tous les niveaux et stades opérationnels et l’élaboration d’une procédure d’évaluation. Cette cogestion permettra aux autochtones d’être les instigateurs et non les figurants du projet TEAS. Bien évidemment, ce processus nécessite du temps (apprentissage) et de la psychologie (résistance au changement), ainsi que l’institutionnalisation d’un comité de gestion et de suivi car l’objectif de l’association étant de se détacher à terme du village pour les laisser s’autogérer. Elle est simplement là pour le conseil et l’appui à la mise en place et veiller à la bonne gestion du projet. Par la suite, elle sera amenée à ne plus intervenir dans le village, sauf pour la gestion du centre d’hébergement touristique.
Suite aux différentes réunions et entretiens menés tout au long de ces quatre mois, nous avons pu observer l’émergence d’une certaine solidarité et d’un esprit communautaire dans le village, les habitants commencent à comprendre son importance pour le développement durable de leur communauté.
Lors de la semence du premier champ communautaire, cette manifestation a fait preuve d’une grande mobilité de la part des villageois. Biensur, ce sont toujours les mêmes personnes qui sont impliquées et motivées, mais il est certain que dès que le projet avancera et mettra en place des actions plus concrètes, de plus en plus de personnes souhaiteront également s’engager et faire parti du projet.

Cependant, il faudra prêter une attention toute particulière à cette solidarité et à la gestion des actions mises en place. De nombreux projets ayant déjà intervenus dans la zone nous ont déjà prouvé que par le simple fait d’une mauvaise gestion, un projet pouvait s’arrêter. C’est le cas des pompes hydrauliques qui ne sont plus gérées, de la pépinière laissée à l’abandon et du moulin dont l’activité est quasi-nulle aujourd’hui. On peut alors se demander si les responsables qui seront nommés sauront respecter leurs engagements et mener à terme les actions dont ils auront la charge. C’est pourquoi, il est essentiel d’organiser des renouvellements d’équipes de responsables tous les 2-3 ans afin de renouveler l’équipe de gestion et ainsi assurer une pérennité des actions mises en place. Ces renouvellements se feront évidemment par le vote de l’ensemble de la population suivant le principe de la démocratie participative.

Pour plus d'info contacter l'association Iitinerance au
00226 78 90 12 12
70 37 58 38
itinerance24@yahoo.fr
www.itinerance.site.cx
Le coordi&fondateur
Jean raogo ouedraogo
jeanorj4@yahoo.fr
Ecovillage
Vivre partager découvrir