Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 17 oct. 2017 - 02:04

Les maisons passives cauchemar pour les pompiers ?

La technologie des maisons passives impliquent des maisons très étanches et au circuit d’air totalement maitrisé. Ce type d’habitat vise l’autonomie en matière de chauffage : ses sources sont le solaire ou métaboliques, soit émis par les habitants et les machines hébergées. Cette norme d’origine allemande, « passivhaus » estime à 15 kWh/m²/an l’énergie nécessaire pour le chauffage pour une consommation finale de 50 kWh/m²/an, contre plus de 300 kWh/m²/an par exemple pour les logements des années 70.

Les maisons passives sont construites sur la base de la surisolation, avec la combinaison du triple vitrage, des couches d’isolants de plusieurs décimètres dans le but de diminuer au possible les pertes énergétiques. A ce principe, se lie celui du bioclimatisme qui consiste à tirer parti au maximum des apports solaires, énergie libre et gratuite s’il en est.

Dans ce sens, nombre de ces écoconstructions vont être bâties sur le modèle de la maison basse consommation et en fonction de l’exposition en privilégiant les ouvertures percées sur le sud, tant pour l’éclairage que pour le chauffage.

Comment protéger sa maison passive contre les incendies ?

Outre sa forte isolation, la maison passive limite fortement contre les déperditions thermiques grâce à la ventilation. Une VMC à double flux assure l’approvisionnement en air frais, mais il va être plus faible que pour une construction classique. De plus, le double flux permet de récupérer jusqu’à 80% de l’air.

Et c’est ainsi que les pompiers, lors d’un incendie dans ces maisons passives, doivent faire face à des habitations dans lesquelles la chaleur et la fumée se produisent plus rapidement, comme le précise une étude de Sylvain Brohez de l’Université de Mons. Toutefois, ce n’est pas une fatalité, dans la mesure où les pompiers sont informés.

En effet, ils pourront éviter le dangereux retour de flammes provoqué par une porte ou une fenêtre ouverte. Si les risques de montée brusque de la chaleur ou de raréfaction de l’air existent dans les maisons traditionnelles, ils sont ici beaucoup plus importants et nécessitent une formation rigoureuse des soldats du feu.

En effet, la construction des maisons passives est appelée à s’amplifier dans les années à venir, l’engouement s’expliquant par les économies réalisées sur le chauffage. On estime ainsi que d’ici 2015, jusqu’à 24% des nouvelles habitations seront passives. AU final, la seule mesure de précaution reste l’avertissement des pompiers. En outre, pour les futures constructions, il sera envisageable d’ajouter une sortie de secours et de mettre en place un plan d’incendie.

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