Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 18 août 2017 - 16:15

Pique-nique de soutien au projet de l’éco-hameau de Verfeil (82)

(Communiqué) Dans l’ouvrage paru en 1991, Castanet Ginals Parisot Verfeil, préfacé par le président du Conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, éditions « Al Canton », on lit que, « aux confins du Rouergue, du Quercy et de l’Albigeois », ces quatre communes ne pouvaient constituer qu’« une zone d’interférences complexe, un espace intermédiaire où se mêlent des influences multiples : – au point de vue géologique le grès y entre en contact avec les calcaires d’Aquitaine, avec toutes les conséquences qui en résultent, tant au niveau des cultures que de l’architecture… – au point de vue linguistique, les parlers du languedocien central et du haut-languedocien s’y retrouvent et s’entrecroisent. » Cette situation était idéale pour faire de Verfeil-sur-Seye une terre, un village d’accueil, de générosité. Ce qui, au regard de l’histoire du vingtième siècle, devait se vérifier, quand, les « Grandes Guerres » faisant rage, des familles des régions envahies et/ou occupées, vinrent chercher refuge dans ces communes et y trouvèrent un accueil, pour certaines, durable.
Depuis, du temps a passé, et d’autres familles en quête d’un plaisir de vivre, d’un équilibre que leur lieu d’origine ne leur donnait pas, parfois aussi pour des raisons économiques, sont venues s’installer ici, y trouvant un accueil qu’elles n’ont cessé de louer, quelle que soit leur participation à la vie du village, associative, active ou discrète. Un regard dans l’annuaire téléphonique le montre à l’envi : aux noms patronymiques rouergats se sont ajoutés au fil des ans des noms d’autres origines, espagnols, lorrains, alsaciens, britanniques, belges, polonais, néerlandais, etc. Dans un passé récent, celui des années quatre-vingts, quatre-vingt-dix, on liait encore connaissance dans les nombreuses boutiques ou chez les garagistes de Verfeil. Mais aussi lors des nombreuses manifestations culturelles et de loisirs, aujourd’hui perpétuées, renouvelées, auxquelles chacun d’entre nous, désireux, de participer à la vie du village, ou tout simplement de faire de nouvelles connaissances peut participer.
Or voilà que soudain, quand en 2007 un projet de construction d’un éco-hameau au lieu-dit Négo-Soume près de la route de Paulhac est annoncé, une famille voisine elle-même accueillie dix-sept ans plus tôt, et soutenue par quelques rares personnes, dont on ignore les intérêts dans l’affaire, rompt le bel équilibre de l’hospitalité en s’opposant à ce projet par tous les moyens en son pouvoir.

Le projet, qui s’inscrit dans un mouvement moderne écologique et social très bien accueilli et même favorisé partout en France, mais aussi dans le nord de l’Europe, est pourtant irréprochable. Il consiste en lots groupés sur deux bandes de terrain orienté plein sud, parfait pour la conception bioclimatique des maisons, un retraitement collectif des eaux usées par les plantes, huit mille m² de verger et de bois, ainsi qu’un potager de trois mille m², une halle commune servant de lieu de travail et de convivialité. Il prévoit de maintenir toutes les haies existantes à la périphérie du terrain ; de planter de nouveaux arbres choisis parmi les espèces locales et des fruitiers de conservatoire ; d’aménager des bandes enherbées en guise de trottoir, des routes non bituminées pour favoriser la pénétration des eaux de pluie ; d’interdire les murs de clôture autour des lots ; construire obligatoirement avec des matériaux écologiques. Il impose la présence de logements locatifs sociaux, la création d'un groupe local d'accueil pour favoriser l'insertion dans le village des nouveaux arrivants, etc. Ce projet reçoit l’accord de la commune, de la région, du pays Midi-Quercy, de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), de la préfecture, etc. Le rapport du 23 janvier 2010 de France Nature Environnement 82 conclut : « Compte tenu de la philosophie du projet axée sur des valeurs de partage, entraide, mixité sociale et observance écologique forte ; du fait que la zone d'implantation est située sur un versant où le mitage des constructions est déjà bien marqué ; du fait que la conception du projet prévoit un renforcement de la couverture végétale (plantation de haies, création d'un espace arboré d'environ 8000 m², jardin...) et ne s'accompagne pas de destruction de végétation existante à ce jour ; et bien que nous regrettions que le site ne soit pas contigu à la bastide de Verfeil, nous sommes favorables à la réalisation de ce projet cohérent et écologiquement responsable. »

On se souvient que le dénigrement des porteurs du projet est allé très loin. Outre cette campagne de dénigrements, les opposants provoquent depuis tracasserie administrative sur tracasserie administrative, et, en mai-juin 2010, alors que sur le terrain, tous les réseaux sont en place, les arbres et haies plantées, que la phyto-épuration, le bassin pompier, les routes sont faits et que plusieurs futurs habitants sont en train de monter la halle commune en charpente bois via une petite scierie toute proche qui se fournit dans une forêt gérée dans le Tarn (à moins de 100 km de l'éco-hameau), ils obtiennent un « avis officiel de cessation des travaux » sans que le juge ne donne les motifs exacts de sa décision.
Aussi, les porteurs du projet qui souhaitent ardemment vivre très bientôt à Verfeil organisent-ils un pique-nique de soutien le dimanche 25 juillet à midi sur le terrain de l’éco-hameau, où ils invitent tous ceux qui, Verfeillais et voisins proches ou plus lointains, soucieux du sens de l’hospitalité, soutiennent un projet vraiment écologique et social et se réjouissent de la venue à Verfeil de nouvelles familles, dont certaines avec de jeunes enfants, à venir avec leur panier.

Pour l’Association de Soutien de l’Eco-Hameau de Verfeil
(François Mathieu)

Contacts presse :
Alain Godefroy 06 23 14 48 68
Stéphan Guttierez 05 63 64 81 44

Site web http://verfeil-eco.over-blog.org/

Autre article http://www.ecologie-pratique.org/arti...l-sur-Seye

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