Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 17 déc. 2017 - 20:44

Les arguments du NON au projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes !

1. Nantes-Atlantique n'est pas vétuste ! Il a obtenu le Prix ERA Airport Award 2011-2012 du meilleur aéroport européen pour la qualité de ses services.

2. Nantes-Atlantique n'est pas dangereux ! Les aéroports sont classés de A à C (par ordre croissant de risques) : Nantes-Atlantique est classé A.

3. Nantes-Atlantique n'est pas plus bruyant que les autres aéroports ! Ses nuisances sonores sont même moindres que celles de beaucoup d'autres (1 750 maisons à insonoriser à Nantes, contre 20 200 à Toulouse).

4. Nantes-Atlantique n'est pas saturé ! Avec des installations similaires, l'aéroport de San Diego (Californie) a une activité près de 6 fois supérieure (223 000 mouvements, contre 38 000 à Nantes).

5. Puisque Nantes-Atlantique est loin d'être saturé, il n'est absolument pas un obstacle au développement économique de la région !

6. NDDL ne permettrait pas plus que Nantes-Atlantique la réception de l'Airbus A380 ! Pour ce très gros porteur (850 passagers), la piste devrait mesurer 3 600 m, alors que celle de Nantes-Atlantique n'en compte que 2 900. Or la plus longue piste prévue à NDDL ne mesure pas davantage : 2 900 m !

7. NDDL détruirait des centaines d'hectares de bocage en zone humide ! Sans compter les infrastructures routières et ferroviaires, le seul aéroport détruirait 1 500 hectares, au mépris le plus total de la loi sur l'eau.

8. NDDL ne créerait pas d'emplois durables ! Les 3000 emplois créés ne le seraient que le temps de la construction… On ferait mieux de créer des emplois à forte valeur-ajoutée, car socialement utiles, dans les hôpitaux, l'éducation nationale, ou encore la construction ou la réhabilitation des logements. Enfin, le coût annuel de chacun de ces emplois s'élève à 116 000 euros, nettement plus que le coût d'une infirmière. Le gouvernement fait le choix de financer, très cher, des postes inutiles voire nuisibles, alors qu'il supprime dans le même temps des postes utiles.

9. NDDL transférerait à 27 km de Nantes les 2 300 emplois de l'aéroport actuel ! Ces 2 300 personnes habitant Nantes ou sa banlieue, cela entraînerait des surcoûts économiques et écologiques importants.

10. NDDL coûterait une fortune à la collectivité ! On parle de 500 millions d’euros, dont la moitié à la charge des contribuables, et le reste en Partenariat Public-Privé concédé à Vinci pour 50 ans. Avec le surcoût habituel de ce type de réalisation, on arriverait à plus d' 1 milliard d'euros pour le seul aéroport, à quoi il faudrait ajouter le coût des infrastructures routières et ferroviaires, ce qui ferait au total plus de 4 milliards ! Comme tous les « grands projets » inutiles et ruineux, ce projet d'aéroport est surtout destiné à créer un flux d'argent public vers le privé…

"Argumentaire contre l’aéroport de Notre Dame des Landes

Vétuste : ce n'est pas l'avis des usagers . Il a obtenu le prix ERAA 2011-2012 (European Regions Airline Association – principal lobby européen de défense des intérêts du transport aérien) du meilleur aéroport européen (pour ses tarifs et la qualité des services). Il est décrit par ses gestionnaires (VINCI) comme un aéroport agréable, fluide et fiable.

Dangereux : les aéroports française sont classés, par la direction générale de l'aviation civile, en trois catégories de A à C par ordre croissant de risques. Nantes Atlantique est classé dans la catégorie A (peu dangereux)..

Saturé : seul le parking est saturé mais, pour l'instant, il s'agit d'un parking sur un seul niveau. Il est donc très facile de multiplier par 2 ou 3 -voire plus- sa capacité en ajoutant 1 ou 2 niveau(x) par exemple.
La piste, quant à elle, est loin d'être saturée. Il suffit de comparer avec d'autres aéroports : ainsi, à installations similaires, l'aéroport de San Diego ou celui de Gatwick à Londres ont une activité 5 à 6 fois supérieure à celui de Nantes Atlantique.( ex : San Diego : 223 000 mouvements pour 17 millions de passagers ; Nantes : 38 000 mouvement pour 3 millions de passagers /an.) Nantes Atlantique a par ailleurs accueilli lors de l’épisode du volcan islandais l’équivalent de 7 millions de passagers sans problème.

Nuisances sonores : elles sont réelles mais sont présentes aux abords de tous les aéroports. Par ailleurs, celles de Nantes Atlantique sont bien moindres comparées à celles d’autres aéroports (1751 maisons seraient à insonoriser à Nantes contre 20 200 à Toulouse...).
Une alternative permettant de diminuer encore la nuisance sonore serait de construire, à Nantes Atlantique, une nouvelle piste orientée Est-Ouest au lieu de l'actuelle orientée Nord-Sud. Les promoteurs du projet ont refusé d'étudier cette alternative.
Petite anecdote : les pilotes s'étonnent régulièrement qu'on fasse arriver depuis peu les avions par le Nord , sens qui produit le maximum de nuisances, au lieu de l’ouest auparavant...

Les A380 : on nous dit que les A380 ne peuvent pas atterrir à Nantes Atlantique car ils demanderaient une piste d'une largeur de 60 m selon les recommandations de la FAA et l'AESA (agences américaine & européenne) alors que la piste existante mesure 40 m. Cet argument est faux car la piste de Nantes Atlantique fait 45 m et non pas 40 (cf DPU page 14) et depuis juillet 2007 ces deux agences ont autorisé l'A380 à atterrir sur des pistes de 45 m de large. Par contre c'est la longueur de la piste, 2900 m, qui serait insuffisante. La longueur de la piste devrait être au minimum de 3600 m. C'était la longueur prévue initialement à NDDL mais depuis elle a été ramenée à 2700 m pour la plus courte et 2900 m pour la plus longue. Donc NDDL ne pourra pas accueillir de A380.
Rappelons par ailleurs que le Concorde pour lequel le projet de Notre Dame des Landes avait été pensé initialement ne sera vraisemblablement pas amené à atterrir à Nantes !

Ecologie : 2000 hectares de bocage en zone humide (ne respecte pas la loi sur l'eau) pour l'aéroport, sans compter les infrastructures routières et ferroviaires non comptabilisées. Sur le site de la ZAD, une ZNIEFF (zone d’intérêt écologique faune et flore) de type I (bois de Rohanne) et une autre de type II (la Boissière) sont à l’étude à la DIREN depuis des années (c.f. carte d’expertise écologique du site), et la synthèse de l’analyse écologique du projet indique que « le projet est situé sur des zones d’intérêt patrimonial national des habitats pour les amphibiens, les reptiles, la flore, les insectes et les oiseaux.. Que vont devenir les milliers de mètres cubes d’eaux polluées, captés par une telle plateforme aéroportuaire et par les routes et autoroutes qui ne manqueront pas de sillonner le secteur ?
A cet égard ce projet contribuerait indiscutablement à aggraver le taux de surface
« artificialisée » dans notre département : 6.59 (taux le plus élevé de la région Pays de Loire). Les polluants d’hydrocarbures résiduels non dégradables ont des conséquences immédiates et différées qui sont toujours irréversibles sur les milieux récepteurs… »

Economique : on parle de 500 millions d’euros dont la moitié à la charge des contribuables et le reste en PPP (partenariat public / privé) concédé à VINCI pour une durée de 50 ans. Or, on sait qu'un financement par un PPP revient à terme au minimum deux fois plus cher aux contribuables qu'un financement pris en charge dès le départ par la puissance publique. Soit, au final, un coût de 500 millions d’euros pour le PPP et donc un coût total mais provisoire de 750 millions d’euros. A ce chiffre il faut rajouter le surcoût habituel de ce type de réalisation évalué à 40% par un cabinet indépendant spécialisé (CE Delt) soit 750 + 750 x40/100 = 1050 millions d'euros.
Au coût de l'aéroport proprement dit, il faudra ajouter celui des infrastructures routières et ferroviaires et nous arrivons ainsi à un total de plus de 4 milliards.

Argument massue : ce projet va permettre de créer 3000 emplois. En fait ce seront des emplois provisoires, le temps de la construction, et rien ne prouve qu’ils seront français, au vu des précédents sur les grands chantiers. De plus, deux conditions sont nécessaires pour créer un emploi :
- un travail à effectuer et
- un financement
Par ailleurs, l'intérêt d'un emploi est fonction de sa valeur ajoutée. Il existe actuellement en France des emplois qui auraient une forte valeur ajoutée car socialement utiles. Il suffit de penser aux postes nécessaires dans les hôpitaux, l'éducation nationale et bien d'autres services publics ou encore la construction ou l'isolation ou la réhabilitation de logements.
Un emploi destiné à réaliser un aéroport inutile et destructeur de l'environnement a, pour nous, une valeur ajoutée négative.
En outre nous avons cherché à calculer le coût annuel de ces emplois : 3000 emplois pendant 3 ans (début de travaux 2013, livraison 2017), soit = 9000 emplois pour un coût total –comme nous l’avons vu précédemment- de 1050 millions d’euros. Ceci donne aboutit à 116 666 euros par emploi et par an, soit nettement plus qu'une aide-soignante, une infirmière ou même un médecin hospitalier.
Nous pouvons, par conséquent, nous étonner que l'état fasse le choix de financer, très cher, des postes inutiles voire nuisibles alors qu'il supprime dans le même temps des poste utiles dans la fonction publique.
On nous rétorque alors que cet aéroport va favoriser l'activité économique de la région. Ceci dit, nous sommes autorisés à nous poser la question : « en quoi créerait-il plus de richesses que celui de Nantes Atlantique ? »
Par contre, on soupçonne fort une opération à tiroir pour cet aéroport : le site actuel permettrait d’y construire des logements, et le fait que la principale « association citoyenne de défense du projet d’aéroport : ACIPRAN » ait pour membre fondateur François de la Tullaye, promoteur immobilier, incite à le croire.
On peut enfin penser que les 2300 postes nécessaires au fonctionnement de Nantes Atlantique seraient, à activité égale, identiques pour Notre Dame des Landes. Par contre ce personnel qui habite sans doute Nantes ou sa banlieue sud serait vraisemblablement obligé soit de déménager soit de faire des kilomètres supplémentaires pour rejoindre son lieu de travail, (à 27 km au nord de Nantes) entraînant ainsi des surcoût économiques et écologiques importants.

Ce projet d'aéroport, comme tous le projets inutiles et coûteux dont nous avons débattu lors du Forum Européen de Notre Dame des Landes en juillet 2012, semble surtout destiné à créer un flux d'argent public vers le privé."

Plus d'infos :

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http://aeroportnddl.fr/
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