La Voûte Nubienne aux USA
Depuis 2000, l’association "la Voute Nubienne" propose une solution concrète pour répondre à la problématique sahélienne d'accès un habitat durable. Dans cette vaste région subsaharienne qui court du Sénégal à l’Ethiopie, l’abattage croissant des arbres, en particulier pour la construction des maisons, menace quotidiennement les équilibres écologiques et socioéconomiques locaux. Le manque progressif de bois condamne ainsi les populations à acheter à prix fort des tôles en acier importées dont la production et le transport génèrent de fortes émissions de gaz à effets de serre qui viennent ainsi aggraver la désertification et les conditions de vie locales.
La Voûte Nubienne, c’est le nom d’une technique africaine de construction de toits de terre. Au Sahel cette technique est aujourd’hui la seule alternative au bois et aux tôles dont l’utilisation enferme les populations dans un cercle vicieux de pauvreté. En vulgarisant cette technique à grande échelle, grâce au programme ‘pour des Toits de Terre au Sahel’, l’ONG "la Voûte Nubienne" permet aux populations d’Afrique subsaharienne d’améliorer durablement leur qualité de vie.
Ce sont déjà environ 200 maçons sahéliens qui ont été formés par AVN. Ils ont bâti près de 1000 de ces Voûtes Nubiennes au Burkina Faso, Mali, Sénégal au bénéfice d’un dizaine de milliers de sahéliens.
Après avoir été lauréat des Tech Museum Awards en 2007 et finaliste des World Habitat Awards en 2009, la Voûte Nubienne assoit donc à nouveau sa notoriété internationale : parmi plus de 1700 propositions, la Banque Mondiale a séléctionné 100 projets en finale de son concours DM2009, dont la Voûte Nubienne, seule ONG francaise. Antoine Horellou est depuis début novembre à Washington pour défendre son initiative au Jury final, et peut-être remporter un financement de 100 000 US$.
A lire nos précédents articles
- Problématique du bâtiment subsaharien Présentation de la technique
- La Voûte Nubienne 10ans déjà
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commentaires (9)
le 22 novembre 2009 - L’ONG française "la Voûte Nubienne" vient de remporter à Washington, DC, le prix annuel "Innovation pour l’adaptation au changement climatique" de la Banque Mondiale.
Chaque année, la Banque Mondiale, organise une compétition baptisée "place du marché des projets de développement" qui a pour but de valoriser et financer des projets d’innovation sociale, économique ou environnementale. Ces projets sont menés en majorité par des Organisations Non Gouvernementales. Le thème de la compétition est cette année "l’adaptation au changement climatique", et la Voûte Nubienne (AVN) est la seule ONG française a avoir remporté ce prix de renommée internationale.
L’ONG la Voûte Nubienne est dirigée par Thomas Granier et Seri Youlou, fondateurs de ce programme d’amélioration de l’habitat des populations d’Afrique sahélienne. Ces deux amis font émerger depuis 2006 cette initiative qui est aujourd’hui la seule proposition concrète pour répondre à une problématique humanitaire peu médiatisée : selon l’agence des Nations-Unies pour l’habitat près de 100 millions d’habitant d’Afrique sub-saharienne n’ont pas un accès durable à un habitat décent.
Dans cette vaste région semi-aride qui court du Sénégal à l’Ethiopie, l’abattage croissant des arbres, en particulier pour la construction des maisons, menace les équilibres écologiques et socio-économiques locaux. Le manque progressif de bois condamne ainsi les populations à acheter à prix fort des tôles importées dont la production et le transport génèrent des émissions de gaz à effets de serre qui viennent ainsi aggraver la désertification et les conditions de vie locales. C’est un véritable cercle vicieux de pauvreté dans lequel se retrouvent chaque jour enfermées de plus en plus de familles sub-sahariennes.
La Voûte Nubienne, c’est le nom d’une technique africaine de construction de toits de terre. Au Sahel cette technique est aujourd’hui la seule alternative au bois rare et aux tôles chères dont l’utilisation enferme des millions de personnes dans une impasse écologique et socio-économique.
En vulgarisant cette technique à grande échelle, grâce au programme ‘Pour des Toits de Terre au Sahel’, l’ONG "la Voûte Nubienne" permet aux populations d’Afrique subsaharienne d’améliorer durablement leur qualité de vie.
Ce sont déjà près de 200 maçons sahéliens qui ont été formés par AVN. Ils ont bâti près de 1000 de ces Voûtes Nubiennes au Burkina Faso, Mali, Sénégal au bénéfice d’un dizaine de milliers de sahéliens.
Après les nominations aux Tech Awards 2007 et aux World Habitat Awards 2009, le choix et le soutien de la Banque Mondiale valide à nouveaux l’importance du programme mené par AVN en lui apportant une légitimité accrue et le renom de cette institution majeure.
Ci-contre Julia Hustwit, représentante de l’ONG "la Voûte Nubienne" aux USA, et Antoine Horellou, directeur du développement, cette semaine à Washington avant de recevoir le prix de la Banque Mondiale.
Pascal B.
Aux premiers abords, la solution parait interessante
Sauf que pour certains après 3 mois de construction en voute nubienne, le batiment s'est complétement effondré
voir ici : www.auberge-akilisso.com/
Bonjour,
Une technique peut être fiable et les techniciens rater une mise en oeuvre. Que dit l'entreprise responsable de la réalisation?
Pascal B.
Bonjour,
Effectivement la technique peut etre interessante
L'important et qu'il faut admettre des "loupés" et les réparer
Bon nombre d'entreprise et pas des moindre ont connu des soucis dans leur fabrication, conception.......
Elle sont généralement excusée quand il existe réparation
Ce qui est dangereux, c'est nier la réalité et ne pas vouloir examiner la situation pour la débloquer
Un amoncellement de briques dans le paysage burkinabé ne contribue pas à une bonne image de "marque"
Vous trouverez l'histoire détaillée du chantier sur le site de l'auberge :
http://www.auberge-akilisso.com/index.php?/accueil-auberge-akilisso.html
Pourriez vous répondre à la question concernant la responsabilité de la mise en oeuvre... Merci de ne pas commenter tous les posts avec votre problème, cela n'arrangera rien.
Pascal B.
Etes vous sûr de ce que vous avancez ? Cela me parait très peu probable !
Pascal B.
AVN tient à apporter les précisions suivantes sur le sinistre évoqué par Margouillat :
Sur le chantier en question, et malgré les mises en garde répétées des maçons VN ayant réalisé les travaux de gros oeuvre, le client, maitre d’oeuvre de son chantier, n’a pas respecté les consignes strictes liées à la mise en place des ouvrages permettant l’éloignement définitif des eaux de pluies des assises de la construction. De plus des ouvrages de finitions extérieures (dallages de propreté) réalisés hors du contrôle de ces maçons VN ont concentré ces eaux de ruissellement sur les fondations permettant leur infiltration et l’affaiblissement du bâtiment.
AVN rappelle l’obligation faite aux clients du concept VN de respecter les conseils de mise en oeuvre et d’entretien prodigués par les maçons VN formés, et fait mention des quelques 850 VN durablement bâties depuis l’ouverture du programme il y a plus de 10 ans.
Hum ! la responsabilité incomberait donc totalement à l’investisseur
Ces allégations se fondent sur quoi ?
Il est évident que si j’étais maçon et qu’un client me demandait de construire une tour penchée près d’une école par exemple, je continuerai la construction avec conscience professionnelle !!!!
Il semblerait tout de meme, qu’il existe une certaine fragilité aux eaux de pluie puisque 3 mois après la fin du chantier, le batiment était parterre, alors que des aménagements avaient été créé par les maçons VN. Le mur d’enceinte et les batiments annexes ont eux résistés en espérant qu’un trottoir ou une route goudronnée ne soit pas construite près de ces murs.
Pourquoi dans le cas présent avoir fait remplacé l’équipe VN de Boromo de début de chantier par d’autres maçons ?
S’agissant des maçons, pouvez vous nous dire qui leur procure du travail et qui par exemple les envoi sur certains chantiers hors du burkina ?
N’existe-t-il pas un planning au sein de l’association répertoriant les chantiers en cours ?
Je pose ces questions pour savoir s’il n’existerait pas des relations de patrons à tacherons : un lien quoi !
Le nombre de VN durablement construits n’est pas garant de futur sinistres : il serait bien imprudent de se fier à ce seul argument
Il serait plutot opportun de se demander si le suivi est à la hauteur du nombre croissant des constructions
Hum ! la responsabilité incomberait donc totalement à l’investisseur
Ces allégations se fondent sur quoi ?
Il est évident que si j’étais maçon et qu’un client me demandait de construire une tour penchée près d’une école par exemple, je continuerai la construction avec conscience professionnelle !!!!
Il semblerait tout de meme, qu’il existe une certaine fragilité aux eaux de pluie puisque 3 mois après la fin du chantier, le batiment était parterre, alors que des aménagements avaient été créé par les maçons VN. Le mur d’enceinte et les batiments annexes ont eux résistés en espérant qu’un trottoir ou une route goudronnée ne soit pas construite près de ces murs.
Pourquoi dans le cas présent avoir fait remplacé l’équipe VN de Boromo de début de chantier par d’autres maçons ?
S’agissant des maçons, pouvez vous nous dire qui leur procure du travail et qui par exemple les envoi sur certains chantiers hors du burkina ?
N’existe-t-il pas un planning au sein de l’association répertoriant les chantiers en cours ?
Je pose ces questions pour savoir s’il n’existerait pas des relations de patrons à tacherons : un lien quoi !
Le nombre de VN durablement construits n’est pas garant de futur sinistres : il serait bien imprudent de se fier à ce seul argument
Il serait plutot opportun de se demander si le suivi est à la hauteur du nombre croissant des constructions