Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 28 juin 2017 - 10:57

La planète en danger

Infos La philosophie de l'urgence - Le développement durable et l’avenir écologique de la planète paraissent être soudainement devenus l’incontournable priorité des préoccupations politiques occidentales. Chacun et chacune de nos élus ou candidat à l’être s’accorde à déclarer qu’il n’y aurait pas de développement possible autre que durable, pas de développement sans une modification de nos modes d’habitation, de chauffage, de consommation, de transport, d’agriculture, d’élevage et de vie en général. Ils reprennent ainsi à moindre frais les cris d’alarme que scientifiques et écologistes , dans un désert médiatique et politique, poussent déjà depuis plus d’un siècle. La situation est suffisamment catastrophique pour ne pas pouvoir se suffire de remèdes à la petite semaine, rarement applicables, ou de quelques bonnes mais vaines intentions jamais suivies d’effets. Les rapports scientifiques internationaux le démontre clairement : ce ne sont plus quelques ampoules éco-énergétiques, quelques doubles vitrages ou quelques verres d’huile végétale dans les réservoirs des automobiles qui permettront d’éviter la catastrophe. Et c’est bien ici et maintenant nos modes complets de vies, de consommations, de nutritions, d’habitats, de chauffages, de médications, de loisirs…, ce sont tous nos comportements qu’il nous faut aujourd’hui redéfinir et remettre en question.

Petit bilan d’un siècle de surproduction et de surconsommation occidentales :

Le Produit Intérieur Brut mondial a été multiplié par 7 en 50 ans, et s’apprête à l’être par 3 d’ici 2050. Les prévisions annoncent, si nous ne changeons rien, 3 fois plus d’habitants sur terre ( + 76 millions par année), nécessitant 20 fois plus de richesses produites, engendrant 30 fois plus d’énergie consommée et entraînant 50 fois plus de biens industriels mis sur le marché. Si les pays émergeants devaient - et pourquoi ne voudraient-ils pas y aspirer ? - consommer comme l’ont fait les pays occidentaux depuis plus d’un siècle, c’est par 8 qu’il faudrait multiplier la production mondiale d’énergie au moment même où chacun s’accorde (enfin) à reconnaître que les ressources fossiles sont en voie d’épuisement ; c’est une augmentation de 60% des ressources fossiles qu’il faudrait extraire d’ici 2030 pour alimenter, par exemple, les 400 000 nouvelles automobiles vendues en Inde chaque année.

Le constat, s’il n’était qu’économique et énergétique, ne serait pas si alarmant. Tandis que les européens consommaient trop fois plus d’énergie au cours des 50 dernières années (les Américains 6 fois plus) et que le pouvoir d’achat des français était multiplié par 4 en deux générations, c’est 20% des décès mondiaux qui sont attribués au dérèglement de la planète (climatique, atmosphérique, aquatique…). Les réfugiés du « naturel » sont plus nombreux que ceux de toutes les guerres réunies. Et ce sont aujourd’hui plus de 2 milliards de personnes qui sont contraintes à survivre dans des bidonvilles.

Tandis que 40% de la population mondiale vit près d’un littoral, la contamination de l’eau est aujourd’hui la première cause de mortalité dans le monde, et la surface des régions touchées par la sécheresse a été multiplié par 2 en trente ans. C’est près d’1 milliard d’êtres humains qui souffrent de pénurie d’eau, près de 1,5 milliards qui n’ont pas directement accès à l’eau potable.

La conséquence directe de ces modes de surconsommation et de surproduction est évidemment l’accroissement vertigineux des émissions de gaz à effet de serre (+ 82% en Inde et 73% en Chine entre 1990 et 2003, et + 40% en occident d’ici 2020), accroissement qui est la principale cause du réchauffement continu de la planète. L’avancée des déserts a été multiplié par 2 depuis 1970 et la consommation en eau multiplié par 7 (et sera multipliée par 14 dans les vingt prochaines années). Triste scénario, bien éloigné hélas de toute science fiction, si la température globale moyenne venait à augmenter de 2% de degré le débit des fleuves du sud et sud-est européen baisserait de 50%.

Au-delà des préoccupations humanistes, nos modes de vies mettent en péril la totalité des écosystèmes et des biodiversités du globe : une espèce de mammifère sur 4, un amphibien sur 3, un oiseau sur 8, un poisson sur 3 et un quart des 625 types de primates sont directement menacés d’extinction. Les secteurs boisés de la planète sont passés de 5 milliards d’hectares en 1900 à 3 milliards en 2004, de telle sorte qu’il ne restera plus d’ici 2030 que 10% de l’habitat forestier d’Afrique. 118 des 150 médicaments provenant d’organismes vivants, essentiellement situés en forêt amazonienne, ne pourront bientôt plus être produits.

Conclusion

Ces quelques exemples ne sont malheureusement pas exhaustifs et longue est la liste qui pourrait venir les compléter : dérèglement des saisons, dégel des glaciers, élévation du niveau des mers, inondations, sécheresses, famines, acidité des océans, etc. En mangeant, en travaillant, en se divertissant, en se déplaçant, en s’habillant, en se soignant, en se chauffant, en se logeant, en s’informant, en buvant, l’homosapiens détruit, saccage, gaspille, déforeste, dépeuple océans et forêts, contamine les sous-sols : il scie la branche de vie sur lequel il est assis, et sans laquelle il périra.

Voici pourquoi dans le domaine de la construction qui est le sien, Edeneco propose de réinventer nos modes de vies : du choix de nos logis à celui de nos mode de chauffage ; du choix de nos modes alimentaires à celui de nos modes de transports. Pour une véritable considération des ressources naturelles (eau, terre, air, arbres, plantes, animaux...).

A découvrir