Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 16 août 2017 - 21:20

Velcan Energy implante une centrale Biomasse dans les Landes



Communiqué - Velcan Energy annonce le développement d’une centrale énergétique dans la Communauté de Communes de Mimizan (Landes) fonctionnant à base de résidus végétaux (déchets verts notamment). La puissance de la chaudière sera de 6 MW et l’électricité produite sera revendue à EDF dans le cadre d’un contrat de 15 ans prévu par les mesures gouvernementales de soutien aux énergies renouvelables. Velcan investira 2,5 M€ dans cette installation.
La construction de la centrale débutera au premier trimestre 2006.

Une innovation technologique et industrielle répondant aux difficultés limitant jusqu’à présent le développement de la filière Biomasse

Velcan Energy a conçu un modèle innovant de centrale électrique, non polluante, fonctionnant en cogénération et permettant de traiter des résidus de biomasse humides et peu calorifiques (déchets verts notamment) dont le gisement est en forte croissance et qui posent problème aux collectivités car ils sont habituellement non valorisés, abandonnés sur place, mis en décharge ou parfois incinérés.

Certaines parties de la centrale sont fabriquées et pré-assemblées en Inde.

Velcan Energy ambitionne la mise en route en 2006 d’une quinzaine de projets similaires en France.

Comme l’indique l’un de ses dirigeants, Jean-Luc Rivoire : « La France est le pays européen qui dispose du plus important gisement de biomasse agricole et forestière. Pourtant elle ne se situe qu’au 11ème rang européen en part d’électricité « verte » sur la consommation totale. Elle est encore loin des objectifs fixés pour 2010. Il devient capital d’exploiter la ressource Biomasse pour lutter contre l’effet de serre et réduire la dépendance énergétique du pays.

Nous nous réjouissons que la Communauté de Communes de Mimizan, inscrite très tôt dans une démarche de lutte contre le réchauffement climatique, ait anticipé les récentes déclarations de Monsieur le Premier Ministre Dominique de Villepin en faveur de la production d’énergie à partir de Biomasse ».


A propos de Velcan Energy
Velcan Energy apporte des solutions à la lutte contre le réchauffement climatique et à l’indépendance énergétique vis à vis du pétrole, en partant des constats :
1. que la biomasse est l’énergie renouvelable qui présente le plus de potentiel en Europe (soit plus de 300 TWh)
2. que la France est le pays qui présente le plus fort potentiel (270 TWh en 2020) de production d’électricité à partir des énergies renouvelables.
(source : Direction générale de l’énergie et des transports de la Commission européenne)

Velcan Energy intervient sur les marchés induits par le Procotole de Kyoto entré en vigueur le 16 février 2005:
- la production d’énergie « verte » notamment à base de biomasse, en remplacement des énergies fossiles (pétrole, gaz...).
- la production de Crédits Carbone dans les pays émergents (Inde, Brésil) afin d’aider les pays industrialisés à respecter leurs quotas d’émissions de gaz à effet de serre.

Velcan Energy a conçu un modèle innovant de centrale électrique, non polluante, fonctionnant en cogénération et permettant de traiter des résidus de biomasse très divers, humides et peu calorifiques (résidus végétaux agricoles ou forestiers, déchets verts, refus de compostage, plantes aquatiques nuisibles...) habituellement non valorisés car abandonnés sur place, mis en décharge ou parfois incinérés.

Velcan Energy développe et exploite des centrales électriques en France et en Inde, à base d’énergies renouvelables, qui contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique. Créatrices d’emplois, respectueuses de l’environnement, et génératrices de Crédits Carbone (via ses projets en Inde et au Brésil), elles apportent des réponses concrètes et économiquement rentables au respect des critères de développement durable dont les collectivités locales et territoriales doivent désormais tenir compte dans le cadre du respect du Protocole de Kyoto.

Velcan Energy, établie en France (Paris) et en Inde (Bangalore), s’appuie sur le savoir-faire industriel français et sur les capacités de production de fabricants indiens.

Velcan Energy travaille depuis plus de 18 mois avec des experts français ayant chacun plus de 30 ans d’expériences des centrales biomasse et des sociétés indiennes spécialisées dans la production d’énergie à partir de biomasse (bureau d’ingénierie et constructeurs).

Velcan Energy est financée par la Financière Saint Merri, dont l’actionnaire de référence est le Crédit Agricole.

* Davantage d’informations sur le site www.velcan.fr




Technologie
Fonctionnement
Velcan Energy a développé son propre procédé industriel, fondée sur le principe de la chaudière à grille (« spreader-stoker ») et conçue sur le modèle des centrales acceptant les combustibles humides tel que la « bagasse » (résidu de la canne à sucre). Cette technologie permet notamment de traiter des gisements très divers de biomasse.

Ces centrales sont conçues pour optimiser le rendement énergétique grâce à un fonctionnement en cogénération : l’énergie produite par la chaudière est utilisée pour partie pour générer de l’électricité (dans le turbo-alternateur) et pour partie, grâce à plusieurs systèmes de récupération, pour alimenter en chaleur ou en vapeur un réseau de chaleur ou une installation industrielle.

La puissance électrique des installations varie entre 1 à 14 MW selon les gisements locaux de biomasse (entre 15.000 à 200.000 tonnes par an).

La production d’électricité est stable et continue : fonctionnement 24/24 toute l’année, à l’exception de quelques semaines de maintenance programmées annuellement.

Création d’emplois :
une centrale de 12 MW nécessite entre 15 et 20 personnes sur site pour l’exploitation de l’installation et environ 80 à 100 personnes pour la collecte et la préparation des 120.000 tonnes annuelles de combustible (sous forme de plaquettes en général) tout au long de l’année.

Combustibles
La biomasse utilisée est constituée de résidus propres qui ne trouvent pas de débouchés commerciaux ou qui sont des déchets à éliminer :

les petits bois (généralement inférieur à 10 cm de diamètre pour ne pas concurrencer les filières d’approvisionnement en bois de trituration) : résidus de coupe qui, par manque de débouchés sont habituellement laissés sur le sol, bois issu d’élagages ou d’éclaircies nécessaires au bon entretien des forêts mais non réalisées habituellement en raison du coût. L’exploitation de cette biomasse est une source de revenu complémentaire pour les sylviculteurs.

les autres déchets végétaux propres (refus de compostage, feuilles mortes, résidus agricoles, plantes aquatiques nuisibles, ...) qui, s'ils ne sont pas traités, se biodégradent rapidement, provoquant des nuisances olfactives et des rejets polluants.
Aujourd’hui, faute de solution cette biomasse est souvent mise en décharge.
Chaque type de biomasse nécessite une préparation « amont » spécifique composée ou non de pré-séchage/séchage, broyage, criblage, « déféraillage » et stockage.

Environnement
L’effet de serre : un défi majeur pour la planète
L’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la survie de notre planète. Certains gaz (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote, hydrofluorocarbures, perfluorocarbure, hexafluorure de soufre) contenus dans l’atmosphère terrestre piègent une fraction du rayonnement solaire et maintiennent ainsi une température moyenne à la surface de l’ordre de 15 °C, alors qu’elle s’établirait sinon à –18 °C.
C’est l’accroissement de la concentration de ces gaz à effet de serre, liée à l’activité humaine, qui fait craindre une augmentation de la température dans les prochaines décennies (50% des émissions mondiales s’accumulent dans l’atmosphère).
L’ensemble des pays devraient donc diminuer de moitié leurs émissions, et les pays industrialisés devraient diminuer leurs propres émissions de 75% à l’horizon 2050 pour permettre aux pays émergents de se développer.
Dans ce but, le protocole de Kyoto fixe les objectifs de réduction d’émissions pour 2010.

Les impacts majeurs du changement climatique sont :

+ 0,6 °C depuis 1960
D’ici 2100, augmentation de +1,3 à + 5,8 °C
La probabilité accrue d’avoir des été très chauds
L’allongement des périodes de sécheresse
Des précipitations augmentées en moyenne et en intensité
L’élévation du niveau de la mer de 20 cm à 1 mètre
Un déséquilibre des écosystèmes
4 pratiques sont essentielles pour lutter contre le réchauffement climatique :

L’efficacité énergétique
Le stockage de carbone
L’élimination des déchets organiques
L’utilisation des Énergies Renouvelables

Les objectifs de développement des énergies renouvelables en France et dans le Monde
Les dangers d'un changement de climat résultant du renforcement de l'effet de serre dû à l'activité humaine ont été pris en compte dès la conférence de La Haye en mars 1989, puis lors du sommet de la terre à Rio en juin 1992. Il en est résulté une convention cadre des Nations-Unies sur le changement de climat complété en novembre 1997 par le protocole de Kyoto engageant les pays signataires (pour l'essentiel les pays industrialisés) à réduire en 2010 le niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à celui de 1'année de référence 1990.

L’Europe s’est engagée à réduire ces émissions qui proviennent de la combustion de sources d’énergie fossiles, principalement le charbon, le pétrole et le gaz. En 2012, l’objectif est d’avoir diminué les émissions de gaz à effet de serre de 8 % par rapport aux niveaux de 1990. Or, les tendances actuelles indiquent une augmentation de plus de 5 % (source : Direction générale de l’énergie et des transports de la Commission européenne, 16/7/2004).

Aux termes d'une répartition des efforts de réduction au sein de l'Union européenne décidée par le Conseil des ministres de l'environnement du 17 juin 1998, la France a pour objectif de retrouver, en moyenne, sur la période 2008-2012 le niveau de ses émissions de 1990, soit 144 MteC (Millions de Tonnes Equivalent Carbone).

Dans ce but, la loi de programme du 13 juillet 2005 fixe les orientations de la politique énergétique française.

Cette loi définit un certain nombre de programmes mobilisateurs pour les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables. Elle fixe comme objectif une production intérieure d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de la consommation en 2010 contre 14 % actuellement (l’hydraulique représentant l’essentiel, soit environ 13%), ce qui situe la France au 11ème au sein de l’Europe, derrière l’Autriche, la Suède, la Létonie, la Slovénie, la Finlande, le Portugal, la Slovaquie, le Danemark, l’Italie, l’Espagne.

L’une des priorités est de « développer un bouquet énergétique faiblement émetteur de carbone », à travers notamment le soutien au développement des énergies renouvelables car elles n’émettent pas de gaz à effet de serre. Cet effet est majeur dans le cas des énergies renouvelables thermiques, et dans le cas où elles se substituent aux combustibles fossiles pour la production de l’électricité. Au total, c’est un minimum de 33 TWh supplémentaires d’électricité d’origine renouvelable qu’il faudra produire à l’horizon 2010. Cela correspond à une puissance à installer d’ici 2010, toutes énergies renouvelables confondues, de 8.000 MW à 18.000 MW.

La biomasse est l’une des sources d'énergie renouvelable mobilisée pour atteindre ces objectifs. Ce sont environ 9 TWh (9.000.000 MWh) d’électricité qui devraient être produits par cette filière soit au moins 1.000 MW supplémentaires à installer d’ici 2010.

Le terme "biomasse" désigne au sens large l'ensemble de la matière vivante. Depuis le premier choc pétrolier, ce concept s'applique aux produits organiques végétaux et animaux utilisés à des fins énergétiques ou agronomiques. Elle permet, entre autres, la production d’énergie par combustion de sous-produits et ou de résidus de l’agriculture (pailles, rafles de maïs...) et de l’industrie du bois (sciures, copeaux...), et de taillis issus des forêts ou de cultures...

Bien que la France dispose du plus important gisement de biomasse agricole et forestière en Europe, la France se situe :
- au 14ème rang pour sa part de production électrique « biomasse » dans la consommation électrique totale, soit 0,8% en 2004, environ 3.5 TWh (3.500.000 MWh).
- au 12ème rang en termes de production électrique « biomasse » par habitant.
- au 13ème rang en termes de production électrique « biomasse » par hectare de territoire.

Le bilan « effet de serre » d’une centrale biomasse est 20 à 50 fois plus faible qu’une installation traditionnelle
Nos centrales biomasse mettent en œuvre 3 des 4 pratiques essentielles pour lutter contre le réchauffement climatique : l’efficacité énergétique (rendement global de l’installation), l’élimination de déchets organiques et l’utilisation d’énergie renouvelable.

Le bilan « effet de serre » d’une centrale donne les résultats suivants :

Les émissions directes de CO2 sont neutres pour l’environnement : lors de la combustion du bois ou des végétaux le CO2 émis est celui emmagasiné lors de leur croissance. Il n'y a pas d'impact sur l'effet de serre tant qu'on reboise.
La production d'électricité à partir de centrales thermiques au charbon et au fuel est l'une des principales causes d'émission de CO2.
Contrairement aux énergies nucléaires et fossiles, la matière organique végétale est une énergie renouvelable sur une courte durée (allant de quelques mois à 200 ans).
La durée de reconstitution du matériel ligneux est donc négligeable par rapport à la durée de constitution du charbon (250 à 300 millions d'années) ou du pétrole (100 à 450 millions d'années).

Le bilan effet de serre est environ 20 à 50 fois plus faible qu’avec des installations traditionnelles : l’économie annuelle est de l’ordre de 50.000 à 80.000 tonnes d’équivalent CO2 pour une centrale biomasse de 12 MW par rapport à l’utilisation de pétrole, de charbon ou de fuel.



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