Bienvenue sur ecologie-pratique.org, anonyme 18 août 2017 - 05:03

L’écoconstruction... Prendre l'initiative

Montréal - Le respect de l’environnement constitue l’une des valeurs fondamentales mises de l’avant par MEC (Mountain Equipement Co). Ainsi, depuis cinq ans, l’entreprise ne ménage aucun effort pour doter ses bâtiments de toutes les qualités environnementales nécessaires tout en offrant des installations qui soient à la fois sécuritaires, confortables et attrayantes.
Les quatre « R » de la construction

La construction écologique a recours à quatre grands principes : réduire, réutiliser, recycler et repenser.

Réduire– Éviter d’utiliser des matériaux superflus.
Réutiliser– Intégrer des matériaux existants.
Recycler– Utiliser des matériaux existants d’une manière différente.
Repenser– Trouver de nouvelles solutions pour une construction toujours plus écologique.

Faits saillants du projet

Notre magasin de Montréal sera le premier magasin de vente au détail au Québec à répondre aux exigences du Programme C-2000 de Ressources naturelles Canada en matière de rendement énergétique et environnemental supérieur à la moyenne.

Les articles suivants traitent des solutions innovatrices qui feront du magasin de Montréal un bâtiment extraordinaire, tant par son efficacité énergétique que par la qualité de l'environnement qu'il offrira.


PROCESSUS DE CONCEPTION INTÉGRÉ

L'écoconstruction : Montréal

Désireux de réduire son impact sur l’environnement, Mountain Equipment Co-op est devenue un phare dans le domaine de la conception et de la construction de bâtiments « écologiques ». Ses magasins d’Ottawa et de Winnipeg sont les deux seuls magasins de vente au détail au Canada dont la construction respecte rigoureusement les normes sévères du Programme C-2000 de Ressources naturelles Canada. En effet, pour satisfaire aux exigences de ce programme, la consommation d’énergie d’un bâtiment donné doit être de 50 % inférieure à celle d’un bâtiment conventionnel comparable. Notre magasin de Montréal a été conçu pour se conformer à ces standards.

La clé de notre réussite à cet égard, tient à ce que les architectes et les ingénieurs appellent le « processus de conception intégré (PCI) ». Les bâtiments conventionnels sont souvent conçus comme un assemblage d’éléments où conception et construction constituent des phases distinctes. Contrairement à cette pratique, le PCI rassemble autour de la table toutes les compétences nécessaires à la conception et la construction du bâtiment dès la phase de conception. Ceci permet d’élaborer chaque élément du plan en fonction de tous les autres et ainsi de faciliter le passage de la conception à la construction.

Fixer des objectifs

La première étape du processus de conception intégré consiste à fixer des objectifs de rendement pour le bâtiment. Cependant, pour être en mesure d’atteindre ces objectifs, il faut remettre en question les idées traditionnelles en matière de construction et explorer de nouvelles façons de réduire l’impact que le bâtiment aura sur l’environnement. Comme l’a indiqué Corin Flood, gérant de projet de MEC, « l’objectif est de créer un bâtiment élégant et écoénergétique tant à l’étape de la construction qu’après, et un immeuble qui soit aussi, en dernière analyse, plus économique que les bâtiments conventionnels. »

Le PCI repose donc sur la recherche de synergies entre les différents systèmes du bâtiment. En réunissant tout le monde autour d’une même table, on accroît les chances qu’un « moment de grâce » se produise. C’est-à-dire que tous les concepteurs réunis parviennent à trouver une solution permettant de régler du même coup plusieurs problèmes. Tous les éléments du bâtiment et du site étant interdépendants, le fait de voir le bâtiment comme un tout permet de créer des solutions écoénergétiques et économiques.


Solutions avant-gardistes

Par exemple, l’équipe de conception à Montréal a trouvé un moyen de convertir les eaux de pluie, autrefois considérées comme une nuisance, en une ressource utilisable. Ainsi, les précipitations qui tombent sur le toit de l’immeuble sont recueillies dans une citerne souterraine, et l’eau ainsi récupérée est alors utilisée pour alimenter les toilettes et irriguer les espaces paysagers. Une fois la citerne remplie, le trop-plein d’eau venant du toit de même que l’eau de ruissellement de l’aire de stationnement se déversent dans un bassin de rétention souterrain pour être ensuite absorbés par le sol. Grâce à ces moyens tout simples, l’équipe de conception a été en mesure de réduire l’utilisation d’eau douce, le volume d’eau déversé dans les égouts municipaux ainsi que les risques de pollution des cours d’eau locaux.



« en mettant un couvercle sur la citerne souterraine du magasin de Montréal. Au cours d’un seul orage, les eaux de ruissellement du toit peuvent remplir le réservoir d’une capacité de 45 460 litres. Cette quantité d’eau est suffisante pour tirer 7500 fois la chasse d’eau des toilettes à haut rendement, installée au magasin! »



MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION ÉCOSYMPATHIQUES

L'écoconstruction: Montréal

Afin de réduire les impacts environnementaux résultant de la construction et de l’exploitation de son magasin de Montréal, MEC a décidé d’utiliser des matériaux à haut rendement énergétique ainsi que des matériaux recyclés ou provenant d’une source locale. De plus, MEC veille à réduire et à recycler ses déchets de construction.

Matériaux à haut rendement énergétique

Une fois terminé, le nouveau magasin de MEC à Montréal sera l’édifice commercial le plus efficace du Québec du point de vue de la conservation de l’énergie. Son exploitation nécessitera moins de la moitié de l’énergie qu’un magasin traditionnel équivalent aurait consommée. D’autre part, MEC s’est efforcée de réduire l’« énergie intrinsèque » de l’édifice, c’est-à-dire l’énergie requise pour la fabrication et le transport des matériaux utilisés.

« La sélection des matériaux est une étape critique de la construction d’un édifice vert, explique Lyse Tremblay, une des architectes du projet. Les responsables de MEC ont compris l’importance du choix des matériaux de construction dans la recherche de l’efficacité énergétique d’un édifice, ainsi que dans la réduction de son impact sur l’environnement. La conception du magasin de Montréal concrétise l’engagement de l’entreprise dans ce domaine, et contribuera à l’établissement de nouvelles normes québécoises dans le domaine de la construction verte. »

L’équipe de conception a sélectionné des matériaux qui, combinés aux systèmes d’éclairage, de chauffage et de climatisation, offrent des solutions éconergétiques concrètes.

Les murs, le toit et les vitrages ont été conçus, choisis ou fabriqués de manière à assurer une isolation (valeur R) optimale. Les murs de l’édifice, par exemple, sont remplis de fibres de cellulose provenant de magazines recyclés, et atteignent une valeur d’isolation R-35. Ils sont ainsi environ deux fois plus isolants que ceux des édifices commerciaux conventionnels.

Le béton est à la fois le matériau de base de l’infrastructure et une composante clé du système de climatisation. Les dalles en béton des planchers agissent en effet à la manière de climatiseurs géants, puisqu’elles contiennent un réseau de tuyaux dans lesquels circule un fluide qui peut absorber la chaleur ou la libérer selon les besoins.
Le béton choisi contient par ailleurs 27 % de scories, des sous-produits de la fabrication de l’acier. L’ajout de scories a contribué à diminuer l’énergie nécessaire à la préparation du béton.

Matériaux récupérés et fabriqués localement

L’utilisation de matériaux récupérés et l’achat de matériaux fabriquésdans la région sont deux façons simples de réduire l’énergie intrinsèque du bâtiment. Ainsi, le bois du platelage qui borde l’intérieur du toit incurvé de l’édifice a été récupéré sur le site de la distillerie Seagram, à Ville Lasalle. On a également utilisé du bois de récupération pour soutenir le dôme du hall d’entrée, ainsi que pour les rampes à l’intérieur de l’édifice.

Le concept de la récupération des matériaux et de la réduction de l’énergie intrinsèque a même été projeté dans l’avenir, puisque la toiture et les murs ont été assemblés avec des attaches mécaniques qui permettront la récupération future des matériaux en minimisant les pertes.

Les matériaux produits localement incluent les blocs de béton utilisés pour la finition extérieure des murs, qui ont été fournis par Permacon, à Anjou (Québec), et la toiture métallique, fabriquée à l’usine Vicwest Steel de Victoriaville (Québec).

Réduction et recyclage des déchets

Dans un objectif de réduction des déchets, MEC a voulu minimiser le volume de rebuts à retirer du site et le volume de déchets envoyés dans les décharges.

La plus grande partie de la terre et des rochers résultant des excavations, ainsi que la majorité des gravats, sont restés sur le site et ont été utilisés comme matériaux de remblai ou dans la réalisation de bermes. Contrairement à ce qui se fait sur la plupart des chantiers de construction, tous les déchets ont été triés et répartis dans des conteneurs séparés en vue de leur recyclage et afin d’éviter, autant que possible, leur élimination dans une décharge publique.

Pour faire profiter les autres de son expérience et montrer qu’il existe des solutions viables pour atteindre à une meilleure gestion des déchets de construction, MEC a réalisé une étude de cas en collaboration avec Recyc-Québec, un organisme du gouvernement provincial.


SYSTÈMES DE CONSTRUCTION ÉCOSYMPATHIQUES

L'écoconstruction : Montréal

Le nouveau magasin de MEC à Montréal propose un changement radical dans la façon de concevoir un bâtiment commercial. En effet, nous érigeons un édifice vert qui montre clairement notre engagement à agir de façon responsable envers la société et l’environnement.

Les magasins conventionnels que l’on retrouve dans les centres commerciaux ne sont ni plus ni moins que d’immenses entrepôts privés de lumière naturelle et d’isolation thermique. C’est pourquoi les systèmes électriques et mécaniques nécessaires au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage de ces magasins consomment énormément d’énergie. Pour MEC, il était important de chercher et de trouver des solutions permettant de réduire la consommation d’énergie associée à ces systèmes.

Conçus pour être complémentaires et interdépendants, les systèmes de notre magasin de Montréal permettront de faire de belles économies. Ainsi, le bâtiment consommera moins de 50 % de l’énergie que nécessiterait un magasin de centre commercial conventionnel. De plus, le magasin réutilisera l’eau de façon à réduire son impact sur le système d’égoûts ainsi que sa demande sur l’infrastructure d’aqueduc de Montréal.

Systèmes de construction écoénergétiques

Avec des murs, un toit et des fenêtres étanches et bien isolés, notre magasin de Montréal verra ses pertes énergétiques réduites au minimum : il s’échappera moins de chaleur en hiver et il en entrera moins en été. Cette enveloppe écoénergétique sera complétée par un système d’énergie géothermique relié au système de chauffage et de climatisation, ainsi que par un système de ventilation naturelle.

Énergie géothermique :
Douze puits de 175 mètres ont été creusés à proximité du magasin; des pompes à chaleur y sont reliées pour extraire la chaleur du sol. C’est une solution à base de glycol, contenue dans des tuyaux, qui servira d’intermédiaire : par temps froid, elle captera la chaleur extraite par les pompes et la distribuera dans l’espace du magasin; par temps chaud, elle servira à retourner la chaleur au sol.
Système de chauffage et de climatisation par radiation :
La structure de l’édifice, en béton exposé, agira comme masse thermique, absorbant la chaleur et la redistribuant lentement. Grâce à cette utilisation de la structure comme réservoir de chaleur, la taille du système de chauffage et de climatisation a pu être réduite.
Système de ventilation naturel :
L’édifice sera principalement ventilé de façon naturelle. L’air frais sera amené par des tunnels situés sous l’édifice. L’été, l’air chaud s’élèvera et pourra sortir de l’édifice par des évents dans la toiture. L’air entrant sera rafraîchi et déshumidifié lorsque nécessaire. L’hiver, le système sera assisté par un ventilateur-récupérateur de chaleur.
Grâce à tous ces systèmes combinés, l’atmosphère du magasin sera confortable à l’année longue. Cependant, contrairement aux édifices conventionnels, la température y variera durant le jour en fonction des conditions atmosphériques et de la saison. L’été, par exemple, le système est conçu pour laisser la température intérieure s’élever à mesure qu’elle grimpe à l’extérieur, et pour la laisser descendre pendant la nuit de façon à rafraîchir l’édifice. Toutefois, les jours chauds, il fera jusqu'à dix degrés de moins à l'intérieur qu’à l’extérieur de l'édifice.

Rétention des eaux de pluie

L’eau de pluie ruisselant de la toiture s’écoulera dans un réservoir souterrain. Ainsi recueillie, elle servira à l’arrosage des aires paysagées et à l’alimentation des toilettes. En utilisant l’eau de pluie pour ces fonctions, nous réduisons notre consommation d’eau potable et protégeons donc cette ressource publique de grande valeur.

« Même si nous vivons dans un pays riche en eau, la plupart des villes manquent de cette ressource essentielle, parce qu’elle est utilisée de façon inefficace », note Corin Flood, directeur de projet chez MEC. « La façon dont nous gérons et traitons l’eau aujourd’hui déterminera la durabilité et l’habitabilité de nos villes dans le futur. »

L’eau de ruissellement excédentaire, ainsi que l’eau qui tombe sur le terrain de stationnement, sera retenue dans un étang souterrain. Ce dernier est assez grand pour contenir l’écoulement causé par une tempête comme il en survient, statistiquement, une fois par 100 ans. La taille de l’étang est ainsi quatre fois plus grande que celle qu’exige la règlementation municipale, qui demande qu’un tel bassin puisse recevoir l’eau d’une tempête comme il en survient une fois par 25 ans.

Le trop-plein d’eau pourra tout de même être retourné au sol, constituant un apport à la nappe phréatique et réduisant la demande sur les infrastructures municipales.

Rentable... et responsable

Notre système de rétention des eaux de pluie a été plus coûteux à construire que les systèmes conventionnels; il n’a toutefois représenté qu’un pour cent du coût total de construction. Ceci est un bel exemple d’argent bien investi et d’une façon de faire responsable qui, si elle était largement adoptée, réduirait la demande sur les systèmes d’égoûts et de traitement d’eau de Montréal.

Donc, même si notre édifice vert coûte plus à construire que d’autres édifices commerciaux, il promet d’être plus rentable à long terme. L’argent que nous dépensons maintenant pour installer des systèmes de bâtiment écoénergétiques sera récupéré au courant des 10 prochaines années grâce à la réduction des coûts de chauffage, de climatisation et d’éclairage.

Source www.mec.ca

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